Interdiction des trottinettes électriques dans le centre d’Angers : « Il faut leur proposer des aménagements sécurisés »
Depuis le 1 er septembre, on a interdit la circulation des trottinettes et des vélos électriques en centre-ville sur le plateau piétonnier , une mesure visant à protéger les piétons , défend Anthony Lusson, adjoint en charge de la sécurité, à Angers, dans une vidéo diffusée sur son compte Instagram.
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Cette vidéo a relancé chez certains le doute sur les contours de la mesure qui avait été annoncée en juin dernier . Les vélos à assistance électrique sont-ils autorisés sur le plateau piétonnier ?
Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont également interrogé Place au vélo. La communication faite par la Ville en juillet n’était pas claire car on y opposait vélos électriques et vélos classiques , retrace Nicolas Marty, président de l’association.
Il s’agit bien de vélos électriques et non de vélos à assistance électrique (que beaucoup appellent à tort vélos électriques). En d’autres termes, si vous avez besoin de pédaler, vous pouvez circuler au pas sur le plateau piétonnier , résume Nicolas Marty. Rappelons d’ailleurs que le Code de la route autorise bien les vélos à circuler sur les aires piétonnes à condition de rouler au pas et ne pas causer de gêne aux piétons (article R190).
Exit donc les trottinettes, vélos électriques et gyroroues (ou monocycles auto équilibrés), tous considérés comme des Engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) soumis à cette réglementation locale.
Il faudrait en réalité repenser l’espace disponible pour les piétons en centre-ville qui devient trop petit.
Pour l’association de défense des bicyclettistes, cette mesure vient traiter le symptôme sans s’attaquer à la cause. Il y a trop de monde au même endroit parce que d’une part, de plus en plus de personnes cherchent à se passer de la voiture et d’autre part, parce que le centre-ville attire. Il faudrait en réalité repenser l’espace disponible pour les piétons en centre-ville qui devient trop petit.
En outre, cette disposition est surprenante , estime le cycliste qui ne nie pas la vocation piétonne de ces espaces : Dans une rue au trafic trop important, on ne pense jamais à interdire la voiture mais on a plus facilement ce réflexe avec la trottinette.
Si on ne veut pas de vélo ou de trottinettes en centre-ville, il faut leur proposer des aménagements sécurisés pour le contourner , martèle Nicolas Marty qui cite la rue Voltaire, axe important du centre-ville qui compte une double voie, une voie de stationnement et aucun contre-sens cyclable.
Étonnant également de constater que le parking du Ralliement a fait l’objet de travaux cet été pour mieux accueillir les automobilistes mais on en refuse toujours l’accès aux vélos et trottinettes, contrairement à ce que nous demandons depuis des années. Or, d’après le baromètre vélo de 2025, la demande en stationnements vélos dans le centre-ville est énorme . Ce qu’on souhaite c’est qu’on offre le même niveau de service aux autres usagers qu’aux voitures.
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