dimanche 11 octobre 2026 SourcesÀ propos🌓
🇫🇷 FR ▾
DERNIÈRE MINUTE
› Nuits et jours de Leonor Fini 4/9 : Stanislao Lepri par Constantin Jelenski› Guerre en Ukraine : un enfant tué, 16 Ukrainiens évacués, soupçons de peste en Russie… Le point sur la nuit› EN DIRECT Guerre en Ukraine : Trump lâche Zelensky et assure que Poutine veut la fin du conflit…› «Nous vivons ici» : le silence radioactif des steppes› Nuits et jours de Leonor Fini 3/9 : Plein feu sur... Leonor Fini : "Peindre, c’est une opération bizarre, presque un exorcisme"› Attaque de l’aéroport de Ryad en Arabie Saoudite : 12 morts et plus de 300 blessés… ce que l’on sait de la situation› EN DIRECT Guerre au Moyen-Orient : L’Arabie saoudite accuse les Houthis d'un « crime de guerre » à l’aéroport de Riyad…› En Inde, le premier ministre Narendra Modi répond par la force, alors qu’il est défié par la jeunesse› Après le séisme de magnitude 7,7 au Panama, l’heure du déblaiement et la crainte de nouvelles secousses› La tempête Isaias fait quatre morts dans le sud des États-Unis› Nuits et jours de Leonor Fini 4/9 : Stanislao Lepri par Constantin Jelenski› Guerre en Ukraine : un enfant tué, 16 Ukrainiens évacués, soupçons de peste en Russie… Le point sur la nuit› EN DIRECT Guerre en Ukraine : Trump lâche Zelensky et assure que Poutine veut la fin du conflit…› «Nous vivons ici» : le silence radioactif des steppes› Nuits et jours de Leonor Fini 3/9 : Plein feu sur... Leonor Fini : "Peindre, c’est une opération bizarre, presque un exorcisme"› Attaque de l’aéroport de Ryad en Arabie Saoudite : 12 morts et plus de 300 blessés… ce que l’on sait de la situation› EN DIRECT Guerre au Moyen-Orient : L’Arabie saoudite accuse les Houthis d'un « crime de guerre » à l’aéroport de Riyad…› En Inde, le premier ministre Narendra Modi répond par la force, alors qu’il est défié par la jeunesse› Après le séisme de magnitude 7,7 au Panama, l’heure du déblaiement et la crainte de nouvelles secousses› La tempête Isaias fait quatre morts dans le sud des États-Unis
Culture

Comment ritualiser la mort ?

France Culture ·
Comment ritualiser la mort ?

Comment faire une place à la mort dans des sociétés qui en ont perdu les rites ? Éric Fiat et François Damas interrogent la possibilité d’apprivoiser la fin de vie, entre cérémonies d’adieu, euthanasie et nouvelles pratiques funéraires.

Professeur de philosophie à l'Université Paris-est, reponsable d'un master d'éthique médicale et hospitalière appliquée

Chef du service des soins intensifs et Président du comité d'éthique du centre hospitalier Citadelle à Liège

Alain Finkielkraut reçoit François Damas , médecin et auteur de Ritualiser la mort (Michalon, 2026), et Éric Fiat , philosophe et auteur de Où sont donc mes morts allés ? (Bayard, 2026).

" Un riche laboureur sentant sa mort prochaine, fit venir ses enfants, leur parla sans témoin. " Cette scène de La Fontaine , autrefois banale, est sortie de notre ordinaire. Comme l’écrit François Damas dans Ritualiser la mort , on ne meurt plus chez soi, entouré des siens : on meurt à l’hôpital et seul. La mort n’est plus l’occasion d’une cérémonie que le mourant préside ; elle devient un phénomène technique obtenu par l’arrêt des soins. Les cérémonies mortuaires ont elles aussi perdu leur lustre d’antan : les endeuillés se font discrets, les costumes sombres et les signes du deuil disparaissent. " Nous sommes sans doute la première civilisation qui de la mort a perdu le mode d’emploi ", écrit Régis Debray . Ce phénomène est-il irréversible ? Doit-on l’imputer au progrès de la raison ? Peut-on encore apprivoiser la mort, ou du moins lui faire une place dans les sociétés modernes ?

L’expérience de François Damas comme médecin à Liège l’a conduit à observer de nouvelles manières d’accompagner la fin de vie . Lorsqu’une mort peut être programmée, explique-t-il, elle peut aussi être préparée comme " un véritable dernier projet de fin de vie ". Des gestes, des paroles et une cérémonie peuvent alors se construire autour du mourant et permettre aux proches de " ritualiser la fin ".

Éric Fiat partage la conviction que les êtres humains ont besoin de rites : " Le rite, c'est ce qui donne un étaie au vacillant, une forme à un nuage de pleurs, un fauteuil à un épuisement, une adresse à un errant. " Mais peut-on inventer un rite ? Pour le philosophe, celui-ci suppose " quelque chose qui est plus vieux que soi ", dont on hérite et que l’on transmet Ouverture dans un nouvel onglet . François Damas en défend une conception plus souple : une parole, une fleur , un morceau de musique peuvent constituer " quelque chose de simple mais de signifiant qui rend le moment mémorable ".

Éric Fiat s’inquiète de l’idée d’une " fin de vie réussie " et insiste sur " l'ambivalence, voire le clivage, du cœur de l'immense majorité des mourants ". Le désir que la souffrance cesse peut coexister avec celui de continuer à vivre, chez le mourant comme chez ses proches et les soignants : " N'ayons pas l'écoute hémiplégique, écoutons les moments où les trois cœurs désirent que cela s'arrête, écoutons les moments où les trois cœurs désirent que cela continue. "

François Damas ne fait pas, précise-t-il, " un panégyrique de l'euthanasie ", mais " un panégyrique de l'accompagnement de la fin de vie ".

Lire l'article complet sur France Culture ›

5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.radiofrance.fr — le contenu appartient à France Culture.

Plus de France Culture

Tout voir ›

Plus dans Culture

Tout voir ›