On frôle les 2 arrêts de travail par an et par salarié en moyenne: l'absentéisme bat un record en France au moment où le gouvernement prépare un nouveau tour de vis
D'après l'observatoire du groupe Apicil, le taux d'absentéisme atteint 4,68% en 2025, son plus niveau historique depuis 2022. Près de 28% des salariés ont eu au moins un arrêt de travail dans l'année, avec une moyenne de 1,90 arrêt par collaborateur absent. Voilà de quoi donner du grain à moudre au gouvernement. Selon l'observatoire du groupe Apicil, dévoilé ce jeudi 24 septembre, le taux d'absentéisme dans les entreprises a battu des records, atteignant 4,68% en 2025, contre 4,41% l'année précédente. Soit son plus haut niveau historique depuis 2022.
Plus largement, les arrêts de plus de 30 jours constituent à eux seuls "plus de 73% du taux d'absentéisme": parmi eux, 42,75% sont liés à des troubles psychiques et 30,54% à des troubles musculosquelettiques, précise Apicil.
Si "la maladie reste, de loin, le premier motif d'arrêt (90,03%)", le groupe relève que "les temps partiels thérapeutiques deviennent le deuxième motif d'arrêt (4,57%, +32% en proportion), devant les accidents du travail (4,41%)", ajoute l'organisme de complémentaire santé.
En tout, près de 28% des salariés ont eu au moins un arrêt de travail dans l'année, avec une moyenne de 1,90 arrêt par collaborateur absent.
"Les populations les plus touchées par l’absentéisme restent les ouvriers (taux d’absentéisme de 6,52% contre 2,52% pour les cadres), les seniors (5,92% contre 3,54% pour les moins de 30 ans), les femmes (5,60% contre 3,76% pour les hommes) et les salariés en CDI (4,97 % contre 1,99 % en CDD)".
Ces résultats donnent en tout cas des arguments au Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a dit vouloir faire des arrêts maladie la mère des batailles lors des prochains débats du budget de la Sécu pour 2027.
Et ce, alors même que plusieurs mesures ayant pour but d'enrayer la dérive des indemnités journalières versées par l'Assurance maladie sont déjà passées.
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Depuis le 1er septembre notamment, la durée des arrêts de travail primo-prescrits est limitée à un mois, qu'ils soient délivrés par un médecin libéral en ville ou à l'hôpital. L'année dernière, en avril 2025, le plafond des indemnités journalières a été abaissé de 1,8 à 1,4 SMIC et le gouvernement s'apprête baisser aussi celui des accidents du travail et maladies professionnelles à 1,8 SMIC au lieu de 3 dès le 1er novembre.
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Il faut dire que la facture des arrêts maladie pèse lourd. 12,1 milliards d'euros d'indemnités journalières versées en 2025, et même 17,9 milliards en tenant compte des accidents du travail et maladies professionnelles.
Mercredi, un rapport commandé par le gouvernement auprès de quatre experts suggère de transférer la couverture des arrêts de travail de courte durée - sans en préciser le nombre exact de jours - aux organismes de prévoyance .
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