Et si on arrêtait de politiser Céline Dion ?
Le retour de l'interprète de « Pour que tu m'aimes encore » fait l'unanimité. Mais faut-il vraiment chercher un sens sociologique ou politique à la Dion-mania ?
A u lendemain de son grand concert de retour, le week-end dernier, on ne trouvait pas grand monde pour critiquer Céline Dion, même dans la presse snobisante. Soucieuse d’avoir quelque chose à dire, une partie de ces médias y est cependant allée de son analyse « sociologique » ou de sa référence historique. Dans Libé , on perçoit dans son triomphe « une revanche de la culture populaire sur les élites intellectuelles » . Au vu du prix des places , ça se discute. France Inter se demande si la star ne serait pas une sorte de vestale – une prêtresse de la Rome antique qui fait vœu de chasteté. Rappelons qu’elle a trois enfants. Auteur de cette analogie, l’essayiste Valentin Grimaud affirme aussi dans le Monde que « toute formation politique revendiquerait volontiers son héritage », voyant en elle à la fois une gardienne des valeurs familiales, une entrepreneuse et une icône LGBT.
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