"La primaire commence mal" : l'affaire Philippe Brun peut-elle polluer le scrutin organisé pour désigner le candidat du PS à la présidentielle ?
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Invité de franceinfo, le premier secrétaire du parti et candidat à la primaire, Olivier Faure, a déclaré que "le PS aurait pu se passer de cette affaire", dans laquelle le député Philippe Brun est accusé de violence par une ancienne collaboratrice. Les autres candidats, eux, essayent de se tenir à distance.
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Article rédigé par Daïc Audouit , Margaux Duguet France Télévisions Publié le 17/09/2026 13:24 Mis à jour le 17/09/2026 13:46 Temps de lecture : 3min La primaire socialiste aurait pu rêver meilleure rampe de lancement. L'affaire Philippe Brun, évincé du scrutin, mercredi 16 septembre, en raison des accusations de violence portées par une ancienne collaboratrice , a relégué à l'arrière-plan les enjeux du vote. D'autant que, dans sa défense, le député de l'Eure dénonce une "instrumentalisation" d'un conflit par le PS pour le "tuer politiquement" . "Du jamais-vu dans l'histoire d'un parti politique démocratique" , conclut-il, ouvrant le champ à la polémique.
🔴 🗣️ "Du jamais vu dans l'histoire d'un parti politique démocratique." Philippe Brun, suspendu du PS après des "accusations de violences", dénonce une instrumentalisation pour le "tuer politiquement". #AvantLe20h #canal16 pic.twitter.com/DMwmFzkQhg
Ses partisans relaient sa parole et s'étonnent du calendrier. Les candidats avaient en effet jusqu'à mardi soir, à 23h59, pour se présenter au scrutin prévu les 9-10 et 16-17 octobre. "23h50 pour la saisine de la plaignante, c'est quand même énorme, sans préjuger du contenu du dossier" , estime un ancien cadre du parti . "On savait qu'on dérangeait, que sa candidature pouvait mettre le bazar. (...) Il y en a pas mal qui sont contents qu'il soit tombé", commente un de ses soutiens auprès de franceinfo .
Voilà donc les cinq candidats à cette primaire obligés de se positionner par rapport à ces accusations plutôt que de développer leurs propositions. Ainsi, Olivier Faure, invité du 8h30 de franceinfo pour lancer sa campagne, s'est justifié pendant dix minutes. "C'est une affaire que je regrette et je pense que le PS aurait pu se [l'] épargner. (…) Il n'y a aucune volonté de ma part ni aucun intérêt politique d'éliminer Philippe Brun. Je n'y suis pour rien" , a commenté le premier secrétaire du Parti socialiste, rappelant qu'en tant que candidat, il n'avait "pas été associé à la décision" . "Il n'est pas imaginable non plus de laisser penser qu'au Parti socialiste, on pourrait accepter que l'un de ceux qui pourraient emprunter cette primaire soit soupçonné d'être un homme violent avec une femme" , a-t-il poursuivi.
Les autres candidats ne se pressent pas pour réagir. Jérôme Guedj n'évoque pas la question sur ses réseaux sociaux. "Pas de réaction" , commente l'équipe de campagne de Raphaël Glucksmann, contactée par franceinfo. Emmanuel Maurel adopte une même ligne de prudence. Contacté également par franceinfo, il ne souhaite pas commenter les décisions internes du PS.
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