Interview. 17 octobre : « Quand des mouvements se heurtent à un mur, ça attise les volontés d’en découdre »
Stéphane Sirot, historien spécialiste des mouvements sociaux, décrypte les actes de violences qui ont eu lieu ce samedi partout en France, en marge des manifestations.
« Le degré de violence n’est jamais prévisible. Mais cela devient assez fréquent, si ce n’est très régulier, dans les grands mouvements sociaux. Il est cependant important de bien faire la différence entre les manifestations, qui sont tout à fait pacifiques, et ces violences. Je dis cela, parce que la tentation existe, notamment de la part du pouvoir politique, de faire l’amalgame entre les deux, parce qu’on sait très bien que des actions violentes participent à la délégitimation d’un mouvement social. Donc quand un pouvoir politique est interpellé, il a plutôt tendance à se servir de cela et à insister sur ce qu’il appelle les violences urbaines. »
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