Alzheimer : tabac, sédentarité, isolement social… Certains facteurs de risques sont évitables
La maladie d’Alzheimer touche plus d’un million de Français . Pourtant, 27 % de la population seulement est au courant qu’il est possible d’agir sur certains facteurs de risque. Ce chiffre est révélé par un sondage de la Fondation Recherche Alzheimer, repris par Le Parisien lundi 21 septembre 2026 à l’occasion de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer.
Les travaux menés depuis 2020 sous l’égide de la revue scientifique The Lancet ont identifié 14 facteurs de risque associés aux démences. Selon leur dernière mise à jour, publiée en 2025, l’ensemble de ces facteurs serait lié à 45 % des cas de démence, dont la maladie d’Alzheimer est la forme la plus fréquente selon l’OMS .
Le principal facteur de risque reste inévitable puisqu’il s’agit de l’âge. La maladie concerne environ une personne sur six après 75 ans, une sur quatre après 80 ans et une sur trois après 90 ans. La génétique joue également un rôle, mais les formes familiales ne représentent qu’environ 1 % des cas. S’il n’est évidemment plus possible d’agir sur ce facteur à l’âge adulte, plusieurs habitudes et problèmes de santé peuvent être pris en charge plus tard.
Un faible niveau d’éducation est, par exemple, associé à 5 % des démences. Par ailleurs, entre 18 et 65 ans, plusieurs facteurs modifiables peuvent avoir des conséquences sur le risque ultérieur de développer Alzheimer. Un taux élevé de cholestérol LDL est associé à 7 % des cas, tandis que la sédentarité, l’hypertension non contrôlée, la perte de vision, le diabète, et le tabagisme représentent chacun 2 % des cas. Le traumatisme crânien et la pollution de l’air représentent respectivement 3 % chacun. La consommation excessive d’alcool et l’obésité sont associées à 1 % des cas.
« On a l’habitude de dire que tout ce qui est bon pour la santé cardiovasculaire est aussi bon pour le cerveau » , explique Marine Fouquet, directrice scientifique de la Fondation Recherche Alzheimer.
Après 65 ans, d’autres facteurs deviennent plus importants. La perte d’audition serait associée à 7 % des démences. « Si toutes les personnes qui en ont besoin se faisaient appareiller, on évitera 7 % des démences » , estime Marine Fouquet.
La dépression représente 3 % des cas et l’isolement social 5 %. Enfin, depuis 2025, la vaccination des personnes âgées contre la grippe, le Covid et le zona est considérée comme un nouveau facteur de protection.
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