PSG. Ferran Torres peut-il devenir le grand buteur attendu par Paris ?
La statistique est impressionnante. Les trois derniers tirs de Ferran Torres ont tous fait mouche. L’attaquant espagnol, auteur du but de la victoire en prolongation de la finale de la Coupe du monde face à l’Argentine (1-0 ap) , le 19 juillet dernier, a transformé ses deux seules tentatives pour ses débuts sous le maillot du PSG, dimanche 23 août, sur la pelouse du Stade Rennais. Deux buts salvateurs, qui ont permis au club de la capitale d’arracher un match nul inespéré (2-2) , alors qu’il était mené 2-0 à la pause par le club breton.
Des premiers pas remarqués avec le double champion d’Europe en titre, pour un joueur qui a débarqué en France en provenance du FC Barcelone contre environ 50 millions d’euros. Recruté pour intégrer la rotation de l’attaque parisienne, derrière le trio qui a permis au PSG de remporter une deuxième Ligue des champions consécutive (Dembélé, Kvaratskhelia, Doué), Ferran Torres est-il capable de s’imposer et de devenir le buteur que son nouveau club attend ?
Plusieurs raisons poussent à l’optimisme. Tout d’abord, en signant à Paris, le natif de Foios retrouve un entraîneur qui le connaît et qui l’apprécie. Luis Enrique en avait fait un titulaire à la Coupe du monde 2022, alors même que Ferran Torres peinait à s’imposer au FC Barcelone. Contrairement à Randal Kolo Muani, en qui le technicien espagnol n’a jamais cru, et à Gonçalo Ramos, c’est avec un avis positif que les premières semaines de collaboration parisienne vont se dérouler entre les deux hommes. Torres devrait avoir du temps de jeu, même en cas de prestations poussives. De plus, il arrive avec de la confiance et vient de réaliser deux saisons au cours desquelles il a dépassé les 20 buts, toutes compétitions confondues, avec les Blaugrana.
Dans une équipe habituée à avoir très souvent le ballon et à se procurer beaucoup d’occasions, le joueur formé à Valence sera le dernier maillon de la chaîne et devrait bénéficier de nombreuses situations à chacune de ses apparitions.
Polyvalent, l’Espagnol a régulièrement évolué en tant qu’ailier avant de se fixer comme avant-centre ces dernières années. Il débarque au PSG avec le statut de successeur de Gonçalo Ramos, le numéro 9 portugais régulièrement appelé à jouer les supersub (45 buts en 131 matches).
Parfois moqué pour sa maladresse en Espagne, Ferran Torres présente un bilan chiffré plus avantageux que celui de son prédécesseur. Sur les trois dernières saisons, quand Gonçalo Ramos a trouvé le chemin des filets sur 16 % de ses frappes (34 % des frappes cadrées) en championnat, le taux de réussite de Ferran Torres monte à 21 % (44 % pour ses tirs cadrés). Il possède également un meilleur taux de conversion que ses nouveaux coéquipiers parisiens, Ousmane Dembélé (18 et 40 %), Désiré Doué (11 et 32 %) et Khvicha Kvaratskhelia (10 et 26 %), qui ne sont cependant pas des attaquants de pointe.
S’il est épargné par les blessures, l’attaquant de 26 ans bénéficiera d’un temps de jeu conséquent. Ces deux dernières saisons, Paris a disputé plus de 55 matches par exercice. De quoi permettre à Ferran Torres de se mettre en évidence.
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