Gault & Millau, Le Petit Futé, Le Routard… Les commerces et restaurants doivent-ils payer pour être référencés ?
Il y a deux ans, Christophe*, fromager dans un village des Hauts-de-France, a reçu un appel. « On m’annonce que je suis sélectionné pour apparaître dans le guide régional du Gault & Millau.
Au début, je n’y croyais pas trop.
Je pensais que c’était une blague. » Mais le projet se concrétise.
Le commerçant reçoit un responsable dans sa boutique. « Il me dit qu’il est représentant du Gault & Millau Paris, qu’il vient vérifier la qualité, donc ça devient du sérieux. » Puis le fromager s’entretient avec une rédactrice, qui lui rédige un article.
Mais pour être publié, on lui demande de payer. « J’ai déboursé un beau billet, quasiment 3 000 € ! Ce n’était pas prévu, mais je me suis dit que ça me ferait une belle visibilité.
J’étais ouvert depuis seulement un an et demi. » Un témoignage qui a de quoi intriguer.
Et qui invite à s’interroger.
Les guides gastronomiques ou de voyage font-ils réellement payer leurs recommandations ? Ouest-France a mené l’enquête et vous répond.
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