En Corée du Sud, l’appli pour suivre son harceleur protège-t-elle vraiment les femmes ?
Après l’assassinat, le 14 mars en Corée du Sud, d’une jeune femme dans la vingtaine, poignardée par l’homme qui la harcelait, le quotidien progressiste Kyunghyang Shinmun appelait les autorités à prendre des mesures de manière urgente pour que “les victimes soient informées en temps réel, et à l’avance, de l’approche de leur harceleur” . Une demande qui semble avoir été entendue par le gouvernement qui a officiellement lancé, le 24 juin, une application permettant aux victimes de suivre les déplacements de leur harceleur, dès qu’il s’approche trop près.
Cette application a récemment fait l’objet d’un reportage du Guardian . Le quotidien britannique, qui rapporte que le nombre de signalements pour stalking (le fait de surveiller, voire traquer, une personne de manière obsessionnelle) a triplé récemment en Corée du Sud, précise que 80 % des victimes sont des femmes. “On ne peut pas s’arrêter une minute, pas même une seconde”, a-t-on confié au journal londonien, dans le centre où il s’est rendu pour découvrir le fonctionnement de l’application. Dans deux centres, installés à Séoul et à Daejeon, on traite “environ 19 000 alertes par jour, concernant plus de 5 000 personnes placées sous surveillance électronique pour des infractions allant des violences sexuelles au meurtre” .
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