Dix ans après le scandale des Panama Papers, le petit pays d'Amérique centrale quitte la liste noire des paradis fiscaux de l'Union européenne
Après avoir engagé des réformes contre l’évasion fiscale, le Panama militait depuis plusieurs années pour que l’Union européenne le retire de cette liste. L'Union européenne a annoncé vendredi avoir retiré le Panama et le Vietnam de sa liste des paradis fiscaux , compte tenu des progrès réalisés par ces deux pays. "Cette mise à jour reflète une tendance positive en matière de conformité aux normes internationales de bonne gouvernance fiscale", ont indiqué les 27 dans un communiqué. Le Panama dont la fiscalité reste très attractive pour les multinationales, militait depuis des années pour être retiré de cette liste qui comprend actuellement la Russie, le Vanuatu ou Guam.
Ces dernières années, le Panama a procédé à des réformes juridiques, comme la criminalisation de l'évasion fiscale, qui lui ont permis en 2023 de quitter la "liste grise" du Groupe d'action financière sur le blanchiment de capitaux (Gafi), dont le siège est à Paris.
Une nouvelle réforme a été entreprise cette année pour obliger les multinationales localisées au Panama à prouver une présence opérationnelle effective dans le pays, c'est-à-dire à avoir des bureaux physiques et des employés sur place, sous peine de devoir payer une taxe de 15%.
L'image du Panama avait été sérieusement écornée en 2016 après le scandale international des "Panama Papers" révélés par le Consortium international de journalistes d'investigation (ICIJ). Plus de 11,5 millions de documents confidentiels issus du cabinet d'avocats Mossack Fonseca détaillant des informations sur plus de 214.000 sociétés offshore avaient été dévoilés.
Quelque 150 milliardaires, hommes politiques, célébrités ou chefs d'État ou de gouvernement avaient été mis en cause pour avoir caché au fisc des propriétés, des entreprises, des capitaux et des bénéfices. Au moins 150 enquêtes ont été ouvertes dans 79 pays pour examiner d'éventuels cas d'évasion fiscale ou de blanchiment d'argent. Si le procès au Panama avait abouti à la relaxe de la plupart des mis en cause , l'administration fiscale française a indiqué au printemps avoir mis en recouvrement 271 millions d'euros dans 230 procédures liées à cette affaire.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.bfmtv.com — le contenu appartient à BFMTV.