GAC arrive en France et veut éviter les erreurs des autres marques chinoises, vraiment ?
Encore une nouvelle marque chinoise sur le marché français ? L’impression de déjà-vu est légitime, et GAC (à prononcer « G-A-C ») ne sera pas le dernier constructeur chinois à se lancer chez nous. Mais contrairement à des pionniers comme BYD ou XPeng, GAC (Guangzhou Automobile Group) débarque avec un plan déjà bien établi pour les trois prochaines années.
En assistant à leur conférence de presse ce lundi 21 septembre 2026, une chose m’a frappée : GAC ne vient pas simplement « tester » le marché européen pour voir si ça prend. Le groupe arrive avec un programme ambitieux. Trop ambitieux ?
GAC est l’un des grands constructeurs chinois établis de longue date. Son activité automobile a démarré en 1997, comme celle de Chery, peu après celle d’un certain BYD (qui n’était alors pas sur le secteur automobile). Le groupe a longtemps assemblé les véhicules pour des marques étrangères, et continue de le faire au travers de coentreprises avec Toyota et Honda pour le marché chinois.
Il possède également ses propres marques électriques, comme Aion et Hyptec, tandis que GAC est utilisé pour les véhicules hybrides (HEV et PHEV).
Le constructeur a vendu environ 1,72 million de véhicules en 2025 et accélère aujourd’hui son expansion internationale. L’entreprise compte près de 8 500 ingénieurs en R&D, un studio de design à Milan, et a surtout choisi la France pour sa toute première filiale directe en Europe.
Le constructeur a décidé de ne pas perdre de temps en France. 25 points de vente sont déjà opérationnels ou sur le point de l’être, 50 points de vente sont prévus d’ici à la fin de l’année, puis 200 concessions en 2030.
L’objectif affiché est ambitieux : 40 000 ventes par an d’ici à 2030, soit 3 % de part de marché. Pour y parvenir, la stratégie ne repose pas uniquement sur le 100 % électrique. GAC avance sur deux jambes : AION pour le BEV, et GAC pour une offensive hybride (HEV/PHEV) qui arrivera très vite pour rassurer les réfractaires.
Le démarrage commercial se fait avec deux modèles : Aion UT et Aion V, mais déjà d’autres véhicules sont prévus :
De manière à rassurer les clients, la marque offre déjà une garantie de 8 ans / 160 000 km. Elle dispose aussi déjà d’un centre logistique à Rotterdam capable de livrer des pièces détachées au réseau en 48 heures. GAC semble avoir anticipé ce qui avait pu freiner ses concurrents à leur lancement en France.
Pour lancer les hostilités, GAC déploie immédiatement deux modèles électriques. D’un côté, l’AION UT, une compacte du segment C (4,27 m) dessinée à Milan et produite en Autriche chez Magna . De l’autre, l’AION V, un SUV familial de 4,60 m pensé comme un salon roulant, mais à un tarif contenu.
Plutôt qu’un long discours, voici un tableau résumant comment se positionnent ces deux nouveautés :
À 26 990 €, la finition Premium de la compacte Aion UT se positionne environ 10 000 € moins cher que ses concurrentes françaises ou allemandes. L’écart se réduit une fois les aides françaises prises en compte, car les modèles GAC n’en bénéficient pas.
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