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Iran: les proches de deux graphistes arrêtés après une rencontre avec des diplomates français demandent l'aide de Paris

RFI ·
Iran: les proches de deux graphistes arrêtés après une rencontre avec des diplomates français demandent l'aide de Paris

Deux graphistes iraniens sont détenus par les autorités de la République islamique après avoir été arrêtés au mois de juillet dernier alors qu'ils venaient de rencontrer des diplomates français. Après un mois de silence dans l'espoir d'obtenir la libération des artistes, leurs proches demandent à Paris d'intervenir.

Près d'un mois de détention et de mystère. Depuis leur arrestation le 19 juillet dernier, deux graphistes iraniens sont détenus à Téhéran après avoir rencontré deux diplomates français, affirment leurs proches dans un communiqué en date du dimanche 16 août. « Deux représentants français ayant été directement témoins d’une partie des événements, nous demandons aux autorités françaises de faire toute la lumière sur les circonstances de cette arrestation », précise le communiqué.

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Selon leurs proches, Aria Kasaei, 46 ans, et Elahe « Elly » Naghilou, 36 ans, ont été arrêtés au cours d'une réunion de travail avec deux représentants de l'ambassade de France consacrée à Villa Zadig, un programme de résidences et d'échanges artistiques porté par le service culturel de l'ambassade de France en Iran.

L'entretien avait lieu à Téhéran, au domicile de l'un des deux artistes, Aria Kasaei. Les deux graphistes travaillaient à la conception de l'identité visuelle de Villa Zadig.

Le ministère iranien du Renseignement a affirmé samedi 15 août qu'ils avaient été arrêtés dans le cadre d'une affaire d'« infiltration » et d'« ingérence » françaises, présentant la réunion comme un « rendez-vous secret », racontent les proches des détenus.

Ils ajoutent que les autorités ne leur accordent pas « un accès de manière effective à un avocat indépendant », tout en précisant qu'ils avaient jusqu'ici choisi de garder l'affaire confidentielle dans l'espoir d'une libération rapide.

Les diplomates français concernés par la réunion avaient eux-mêmes été brièvement arrêtés. Depuis, ils ne sont plus autorisés à revenir dans le pays, a annoncé lundi 17 août le ministère iranien des Affaires étrangères.

Au moment des faits, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot , avait dénoncé « une action d'intimidation extrêmement grave de la part des services de sécurité iraniens » à l'encontre des deux diplomates, dont l'un avait été « molesté ».

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Les deux artistes iraniens arrêtés n'avaient pas été mentionnés par les autorités françaises, remarquent néanmoins les proches des deux graphistes. Interrogé par l'Agence France Presse, le Quai d'Orsay n'a pas réagi dans l'immédiat.

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