« 35 000 fermes ont besoin d’une aide » : comment le gouvernement va aider les agriculteurs touchés par la sécheresse
La facture de la canicule et de la sécheresse risque d’être particulièrement douloureuse pour l’agriculture française, qui a subi des baisses de production notables pour le maïs grain (-34 %), les légumes (-50 %) ou les pommes de terre (-23 %), un record d’animaux morts (9 000 tonnes de porcs, de volailles…) ou une baisse de production laitière de 10 à 30 %.
Le ministère de l’Agriculture a recensé « de 30 000 à 35 000 fermes en besoin d’une aide forte » , soit 10 % des exploitations agricoles françaises en difficulté. Dans ce contexte de crise exceptionnelle, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, doit annoncer, le 3 septembre, des mesures d’aides pour le monde agricole.
Ce plan d’urgence « Casi » (canicule, sécheresse, incendies), qui va intervenir seulement trois semaines après la promulgation de la loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, vise deux objectifs : « Éviter les faillites et relancer la production ». Il comprendra un volet d’aides directes et l’activation de l’indemnisation de solidarité nationale (ISN), alors que seulement « 68 000 agriculteurs sur 350 000 sont assurés (multirisques sur récoltes, NDLR) ».
Alerté, le collectif « Les agriculteurs en colère » parle d’un montant de 3,7 milliards d’euros d’aides (reports d’annuités d’emprunt, prêts de trésorerie, prises en charge de cotisations sociales, etc.). Mais « il n’est pas normal que 2,5 milliards d’euros d’aides aillent aux coopératives et seulement 1,2 milliard aux agriculteurs » , dénonce Philippe Grégoire, président du Samu social agricole et membre du collectif.
Annie Genevard a de son côté indiqué vendredi que le montant financier de ces aides était « encore en cours d’évaluation sur la foi de ce que nous ont dit les préfets » , qui ont été réunis jeudi en visioconférence pour présenter l’état des lieux de leur département, filière par filière. Le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, avait lui chiffré les besoins à « 4,5 milliards d’euros. » La Confédération paysanne a de son côté réitéré sa demande d’une aide forfaitaire de 5 000 € par agriculteur.
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