Médias. Le festival Visa pour l’image entend lutter contre les « fossoyeurs du réel »
Quand Jean-François Leroy, fondateur de Visa, évoque dans son édito de présentation du programme 2026 un « vieux festival » c’est pour rappeler combien ce qualificatif, qui vaut aussi pour les « vieux médias » comme le New York Times, est gage de qualité, de vérification de l’info et source de succès aussi. Les abonnements numériques du quotidien new-yorkais cartonnent. Et l’affluence observée chaque début septembre dans les entrailles culturelles et patrimoniales de Perpignan ne désemplit guère. Preuves d’un besoin d’être au plus près de la vérité dans ce monde mouvant sinon mutant.
Raymond Depardon, auquel Visa pour l’image consacre cette année une rétrospective à l’église des Dominicains, est l’incarnation même à travers ses reportages photo comme vidéo -plutôt news sur le Liban ou au long cours autour du monde paysan - de ce photojournalisme sensible et conscient. Un photoreportage visionnaire aussi quand on se remémore l’exposition “Water” de Ian Berry en 2023 et qu’on voit combien aujourd’hui ce sujet crucial colle maintenant à notre quotidien.
Une fibre environnementale à nouveau titillée cette année à travers les fonds marins et cristallins de Laurent Ballesta ou les retombées sans fin de Tchernobyl signées Gerd Ludwig, au couvent des Minimes.
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