Mode opératoire des pirates, risques d'usurpation d'identité... Les questions qui se posent après la cyberattaque contre le fisc
La Direction générale des finances publiques estime dans un premier décompte que des "centaines de milliers d'usagers" sont concernés par le vol de données survenu dans son système d'information.
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Le système d'information du fisc a été victime fin juin d'un "accès illégitime" , permettant "la consultation et l'extraction de données concernant des particuliers et des professionnels", a annoncé le ministère de l'Economie et des Finances, jeudi 13 août, dans un communiqué . Cette communication de Bercy intervient quelques heures après la revendication de ce piratage sur un forum très populaire chez les cybercriminels. Les pirates revendiquent également une deuxième attaque qui aurait permis de dérober, fin juillet, les données du cadastre. Le ministère n'a pas encore réagi à ces allégations. Vendredi soir, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) a annoncé que 678 000 particuliers et professionnels étaient concernés à ce jour par cet acte malveillant. Ce piratage soulève plusieurs questions.
La première offensive, confirmée par la Direction générale des finances publiques, remonte à fin juin et a visé le système d'information du fisc. Les pirates, se présentant sous le pseudonyme "ZeroBytes", affirment sur le forum où ils ont revendiqué leur intrusion avoir récupéré l'accès à un VPN utilisé par les agents du fisc. Ce réseau privé virtuel permet normalement de se connecter à distance, de façon sécurisée, à des outils internes. Bercy, de son côté, se contente d'expliquer que la consultation et l'extraction des fichiers sont liées à "une usurpation d'identité".
Derrière les grandes fuites de données, des hackers souvent très jeunes
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