dimanche 11 octobre 2026 SourcesÀ propos🌓
🇫🇷 FR ▾
DERNIÈRE MINUTE
› "C'est un enjeu de santé publique": pourquoi de plus en plus de femmes n'ont-elles aucune contraception?› Autoroute A69 : une dernière manifestation des opposants avant la mise en service début novembre› Guerre en Ukraine : un enfant tué, 16 Ukrainiens évacués, soupçons de peste en Russie… Le point sur la nuit› Enfin le jour du seigneur pour Max Verstappen ? En pole, le pilote Red Bull espère concrétiser à Singapour où il ne s'est jamais imposé en GP› Guerre au Moyen-Orient : 12 morts à l’aéroport de Ryad, arrestations au Liban, report d’élections… Les dernières infos› Du monde agricole aux lycées, la France à bout de nerfs› Des habituels remplaçants décevants avant l'entrée de titulaires virevoltants : ce PSG n'a (vraiment) qu'un plan A et ça pourrait devenir problématique› Nuits et jours de Leonor Fini 8/9 : Leonor Fini (1907-1996), vie et œuvre d'une artiste libre› EN DIRECT, guerre en Ukraine : Donald Trump affirme que Vladimir Poutine « aimerait voir un règlement » avec Kiev› Royaume-Uni : L’homme attaqué par un tigre dans un zoo en Angleterre est mort› "C'est un enjeu de santé publique": pourquoi de plus en plus de femmes n'ont-elles aucune contraception?› Autoroute A69 : une dernière manifestation des opposants avant la mise en service début novembre› Guerre en Ukraine : un enfant tué, 16 Ukrainiens évacués, soupçons de peste en Russie… Le point sur la nuit› Enfin le jour du seigneur pour Max Verstappen ? En pole, le pilote Red Bull espère concrétiser à Singapour où il ne s'est jamais imposé en GP› Guerre au Moyen-Orient : 12 morts à l’aéroport de Ryad, arrestations au Liban, report d’élections… Les dernières infos› Du monde agricole aux lycées, la France à bout de nerfs› Des habituels remplaçants décevants avant l'entrée de titulaires virevoltants : ce PSG n'a (vraiment) qu'un plan A et ça pourrait devenir problématique› Nuits et jours de Leonor Fini 8/9 : Leonor Fini (1907-1996), vie et œuvre d'une artiste libre› EN DIRECT, guerre en Ukraine : Donald Trump affirme que Vladimir Poutine « aimerait voir un règlement » avec Kiev› Royaume-Uni : L’homme attaqué par un tigre dans un zoo en Angleterre est mort
Monde

Guerre en Ukraine : la relique d’un prince du Moyen-Âge, nouvelle arme de Moscou ?

France 24 ·
Guerre en Ukraine : la relique d’un prince du Moyen-Âge, nouvelle arme de Moscou ?

Pour remonter le moral des troupes, l'Église orthodoxe russe a envoyé sur le front ukrainien la main droite du "prince-guerrier" Dimitri Donskoï, canonisé pour avoir défendu Moscou contre l’invasion des Mongols au XIVe siècle. Une manière pour le Kremlin de donner une nouvelle vie aux reliques du passé en les mettant au service de sa propagande guerrière et religieuse.

Il s’agit d’une relique du prince Dimitri Donskoï, canonisé par l’Église orthodoxe russe en 1988, à la fin de l’ère soviétique. Les ossements ont été présentés à la population en grande pompe près de 50 ans plus tard, lors d’une cérémonie fin août à la cathédrale de l'Archange-Saint-Michel de Moscou, en présence du patriarche Kirill et du président russe Vladimir Poutine .

La présence du chef de l’État russe à une cérémonie consacrée à une relique ne tient pas seulement au fait que la cathédrale se trouve dans l’enceinte même du Kremlin. La vie et l’œuvre de Dimitri Donskoï présentent un fort potentiel de propagande en ces temps de guerre en Ukraine. Vladimir Poutine et le patriarche de Moscou et de toute la Russie ont probablement décidé d’exploiter autant que faire se peut la mémoire de "saint" Dimitri.

Le premier avantage de ce prince de Moscovie est qu’il est un descendant direct d’Alexandre Nevski, l’un des plus célèbres "princes-guerriers" de l’histoire russe, qui s'est illustré au XIII e siècle. Un siècle plus tard, son arrière-arrière-petit-fils a à son tour gagné sur les champs de bataille une réputation de général victorieux.

Une extension de votre navigateur semble bloquer le chargement du lecteur vidéo. Pour pouvoir regarder ce contenu, vous devez la désactiver ou la désinstaller.

Son principal fait d’armes : "sa victoire lors de la bataille de Koulikovo en 1380 contre les Mongols [dont les principautés russes étaient vassales, NDLR]", pointe Vebjorn Horsfjord, spécialiste de l’Église orthodoxe russe à l'université d'Innlandet, en Norvège. "Dimitri Donskoï est ainsi entré dans l’Histoire comme un grand défenseur de la Russie qui aurait vaincu des envahisseurs en surnombre grâce à l’intervention divine."

C’est précisément ce souvenir que le patriarche Kirill a invoqué en annonçant l’envoi de la relique dans le Donbass occupé. "C’est avec cette main droite que le grand-prince tenait l’épée qui a permis de conquérir la liberté face au joug mongol sur le champ de bataille de Koulikovo", a affirmé solennellement l’homme à la tête de l’Église orthodoxe russe, par ailleurs grand ami de Vladimir Poutine.

La mobilisation de cette relique "s’inscrit ainsi parfaitement dans la tradition russe de chercher dans son histoire des explications et des justifications pour la situation actuelle", assure Vebjorn Horsfjord. Avec sa figure de grand défenseur d'une nation en devenir, Dimitri Donskoï "permet de nourrir le récit d’un conflit en Ukraine qui serait en réalité une guerre défensive spirituelle et culturelle contre l’agression de l’Occident séculier et libéral", explique cet expert.

Cette approche très guerrière, politique et partisane de l’Église orthodoxe russe n’a rien d’étonnant.

Lire l'article complet sur France 24 ›

5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.france24.com — le contenu appartient à France 24.

Plus de France 24

Tout voir ›

Plus dans Monde

Tout voir ›