"Cette situation va durer" : les candidats à l’Élysée confrontés à la menace Poutine
Emmanuel Macron a réuni vendredi dernier les principaux candidats à la présidentielle pour les alerter sur la menace russe. Face à Vladimir Poutine, les prétendants à l’Élysée affichent leurs points de vue. Tour d'horizon.
L a réunion avait été convoquée dans l’urgence. Dans la salle de crise « Vega » de l’Élysée, Emmanuel Macron a voulu mettre les futurs prétendants à sa succession face à la gravité de la situation. Entre la poursuite de la guerre en Ukraine, le conflit au Moyen-Orient, et les menaces hybrides russes, le chef de l’État leur a présenté un contexte international dont les conséquences pourraient directement toucher la France.
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Le message adressé aux candidats est particulièrement préoccupant. La menace russe ne disparaîtrait pas avec une éventuelle fin des combats en Ukraine . Emmanuel Macron a ainsi évoqué une « menace hybride russe » qui « s’est intensifiée » ces dernières semaines et annoncé la préparation d’un « plan de protection de nos infrastructures critiques ».
À la sortie de la réunion, Édouard Philippe a lui aussi insisté sur la gravité de la situation. « Le niveau de menaces et de risques auxquels la France est soumise du fait du conflit en Ukraine s’élève », a déclaré le candidat d’Horizons. Il a précisé qu’Emmanuel Macron avait insisté sur la nécessité de continuer à adresser des messages à Moscou, tout en évitant de « rentrer dans une belligérance » avec la Russie.
Marine Tondelier s’est montrée particulièrement inquiète. Selon la candidate écologiste, il existe « des raisons d’être très inquiet » face aux « entreprises de déstabilisation » russes. Elle a rapporté que la Russie semblait prête à mener des actions sur le territoire européen et à y faire des victimes civiles, allant jusqu’à évoquer une « logique de terrorisme d’État » orchestrée par Vladimir Poutine .
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Raphaël Glucksmann partage une partie de cette inquiétude. À l’issue de la réunion, le candidat de Place publique a indiqué que le terme de « terrorisme d’État » avait été mentionné pendant les échanges. Pour lui, le constat est clair : « Cette situation va durer, il faut se préparer ».
Fabien Roussel a, lui, retenu la possibilité d’un conflit appelé à s’enliser. « Le scénario d’un règlement rapide du conflit au Moyen-Orient n’existe plus », a-t-il rapporté, estimant que les conflits risquaient de « s’enliser » et que la crise allait durer.
Le président de la République, lui, a maintenu sa ligne sur l’Ukraine : « Le soutien à l’Ukraine est plus que jamais indispensable ».
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Mais la guerre ne se joue pas seulement sur le terrain militaire. Elle se fait déjà sentir dans les prix de l’énergie. Emmanuel Macron a expliqué que la flambée des carburants était directement liée aux conflits internationaux. Jordan Bardella a réclamé une baisse des taxes sur les carburants, tandis que Bruno Retailleau a averti : « Cette vie chère, malheureusement, risque de continuer ».
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