"Ultradroite", "particulièrement préparé"... Ce que l'on sait sur le projet d'action violente par un ado de 15 ans contre un lycée de Lyon
Un futur attentat évité? Un mineur de 15 ans a été mis en examen par un juge d'instruction antiterroriste ce vendredi à Lyon car il est soupçonné d'avoir préparé une attaque contre un lycée de la capitale des Gaules, ont appris RMC et BFMTV auprès de sources concordantes, dont le parquet national antiterroriste (Pnat).
Le Pnat a ouvert, ce vendredi 18 septembre, une information judiciaire des chefs "d'association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d'un ou plusieurs crimes d'atteinte aux personnes" concernant les agissements d'un mineur de 15 ans. Celui-ci a été mis en examen pour "participation à une entreprise individuelle terroriste" et laissé libre sous contrôle judiciaire.
Le suspect envisageait de commettre une attaque dans un établissement scolaire lyonnais. "Il lui est reproché d'avoir envisagé une attaque particulièrement préparée d'un lycée, ciblant de manière indifférenciée les élèves de cet établissement", indique le Pnat à BFMTV.
Selon les informations de BFMTV, il ne s'agissait pas du lycée dans lequel le mineur était scolarisé en début d'année et duquel il a été exclu. Il s'agissait d'un projet d'attaque au couteau, toujours selon nos informations.
Les enquêteurs ont noté que ce jeune de 15 ans était porteur "d'une idéologie avec des marqueurs plutôt d'ultradroite", selon une source proche du dossier à BFMTV. Il était, selon nos informations, marqué par la mort de Quentin Deranque. Ce militant d'extrême droite radicale avait tué en février dernier à Lyon.
Les investigations au sujet du mineur mis en examen avaient commencé à Lyon, où ce jeune avait été entendu. L'enquête avait finalement été reprise par le Pnat.
Sous contrôle judiciaire, le suspect de 15 ans a l'obligation de respecter les conditions d'un placement éducatif, de se soumettre à des mesures de suivi psychologique et/ou psychiatrique et l'interdiction de détenir une arme.
Guet-apens, coups de couteaux et smiley gravé dans le dos: la séance de torture infligée à une jeune fille à Lyon illustre-t-elle un surcroît de violence chez les adolescents? 15:18 Le Pnat avait requis son placement en détention provisoire. La décision du juge d'instruction n'étant pas conforme à ses réquisitions. Le Pnat envisage l'opportunité de faire appel. Il dispose d'un délai de dix jours pour cela.
Depuis le début de l'année 2025, les magistrats du Pnat assistent au retour d'une tendance à la radicalisation des mineurs et des jeunes majeurs. Les enquêteurs observent notamment une radicalisation facilitée par l'usage des réseaux sociaux mais aussi des jeux vidéo comme GTA ou Roblox.
"Désormais, il suffit de sept ou huit clics sur les réseaux sociaux pour tomber sur une vidéo de propagande", s'inquiète un expert auprès de BFMTV. "Les groupes terroristes ont fait d'énormes progrès, notamment en termes d'infiltration, de traduction. Et cela est intensifié par l'algorithme des réseaux sociaux", ajoute-t-il.
Ainsi, sur les jeux vidéo, certains groupes utilisent notamment les chats et les forums pour se livrer à de la propagande. D'après des sources consultées par BFMTV, le problème principal reste la recherche d'ultraviolence.
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