Guerre en Ukraine : Moscou sous pression après un tour de vis américain, l’Otan se prépare... Le point sur la nuit
Le président américain Donald Trump a promulgué vendredi 18 septembre une loi imposant de nouvelles sanctions à la Russie en raison de la guerre en Ukraine. Le texte cible notamment le secteur énergétique russe , la « flotte fantôme » utilisée pour contourner certaines restrictions ainsi que plusieurs responsables russes, dont le président Vladimir Poutine.
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La loi autorise également le locataire de la Maison-Blanche à imposer des droits de douane pouvant atteindre 100 % aux principaux importateurs de pétrole et de gaz russes, parmi lesquels figurent notamment la Chine et l’Inde. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué une mesure qu’il a qualifiée d’ « outil extrêmement puissant » pour pousser Moscou vers la paix. Pékin a, au contraire, dénoncé des sanctions « unilatérales » ne reposant pas sur un mandat des Nations unies.
La Turquie poursuit ses efforts de médiation afin de mettre fin aux attaques contre les navires de commerce en mer Noire, mais les positions de la Russie et de l’Ukraine demeurent éloignées. « Nous constatons que les deux parties ont des demandes et des positions difficiles à concilier » , a déclaré samedi le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan.
Ankara a proposé un protocole visant à protéger le trafic maritime dans cette zone stratégique. La question est particulièrement sensible pour la Turquie, alors que plusieurs navires appartenant à des armateurs turcs ont été visés par des attaques depuis le début de l’été. La sécurité du transport des céréales reste la priorité affichée par les autorités turques, dans un contexte où la mer Noire demeure un axe essentiel pour les exportations agricoles de la Russie et de l’Ukraine.
Les chefs d’état-major des pays membres de l’Otan ont élu samedi le général allemand Carsten Breuer à la présidence du comité militaire de l’Alliance atlantique. Il prendra ses fonctions à la mi-2027. Le ministère allemand de la Défense a présenté cette élection comme le reflet d’une préoccupation croissante face à la Russie. Selon le ministre Boris Pistorius, le futur responsable de l’instance militaire disposera d’ « une ligne claire » : répondre à une menace russe qui « s’accroît » . Berlin estime être particulièrement exposé aux activités russes, qu’il s’agisse d’espionnage, de sabotage ou de cyberattaques. L’Allemagne est par ailleurs devenue le premier soutien de l’Ukraine en matière d’aide.
En France, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont publié samedi un communiqué affirmant que la Russie ne pouvait « espérer dicter la politique » française par « l’intimidation » , « la menace » ou « la déstabilisation » . Cette prise de position intervient au lendemain d’une réunion à l’Élysée consacrée notamment à la menace russe et aux risques d’ingérence.
Les dirigeants du Rassemblement national maintiennent cependant que le débat sur le niveau du soutien financier accordé à l’Ukraine demeure légitime. Ils continuent de mettre en avant la dégradation des finances publiques françaises pour justifier leur volonté de limiter cette aide.
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