70 ans du congrès des écrivains et artistes noirs à la Sorbonne 9/9 : Le Congrès des écrivains et artistes noirs de 1956, un héritage vivant
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En 1956, le Congrès international des écrivains et artistes noirs réunit à la Sorbonne une génération prête à prendre la parole et à penser l’émancipation. Cinquante ans plus tard, Arnaud Laporte réunit écrivains et intellectuels pour mesurer ce que cet événement a changé.
Écrivain, homme politique et diplomate congolais, ancien premier ministre du Congo (1973-1975) et ambassadeur en France
Directeur de recherche émérite au CNRS, spécialiste mondial de langues et littératures africaines
En 1956, réunir à la Sorbonne des écrivains et artistes noirs venus d’Afrique, des Caraïbes, des États-Unis et d’ailleurs est un geste aussi culturel que politique. Quelques années avant les indépendances africaines, le Congrès international des écrivains et artistes noirs pose les jalons d’un grand projet d’émancipation. Le moment est donc historique. Mais comment s’inscrit-il réellement dans la mémoire d’une génération ? Quel héritage intellectuel laisse-t-il ? Eléments de réponse en 2006, dans l'émission "Tout arrive" autour de plusieurs générations d’écrivains et intellectuels.
Autour d’Alioune Diop, le discret initiateur du Congrès et figure incontournable de la pensée noire, les intervenants présents à la Sorbonne parlent de culture, de décolonisation et d’avenir politique. En 1956, défendre l’indépendance de l’Afrique est encore subversif. Le Congrès fait aussi entendre une voix qui ne se réduit pas à la couleur de peau : comme le rappelle Aimé Césaire, les participants se retrouvent parce qu’ils partagent une histoire et une expérience de la domination coloniale.
Cinquante ans après, l’émission confronte cette mémoire à celle de nouvelles générations d’écrivains et d’intellectuels, dont l'écrivaine Leonora Miano. Comment la négritude, le panafricanisme et l’idée d’une culture noire commune ont-ils évolué ? De 1956 à 2006, les invités reviennent sur la portée d’un Congrès qui cherchait à construire une unité culturelle avant l’émancipation politique.
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