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Enseignement supérieur. Rentrée étudiante : pourquoi le logement pèse toujours plus lourd dans le budget

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Enseignement supérieur. Rentrée étudiante : pourquoi le logement pèse toujours plus lourd dans le budget

La Fédération des associations générales étudiantes alerte ce mercredi sur l’aggravation de la précarité et réclame des mesures durables pour contenir les loyers et développer l’offre de logements sociaux étudiants.

Pour beaucoup d’étudiants, le calcul est vite fait : une fois le loyer payé, il ne reste presque rien. À cette rentrée, le coût moyen du logement pour un étudiant non boursier s’élève à 637 euros (+0,8 % par rapport à 2025), selon l’indicateur de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) publié ce mercredi. C’est leur premier poste de dépenses : « Il représente la moitié du budget des étudiants et un sur deux dispose de moins de 200 euros une fois son loyer réglé », constate Suzanne Nijdam, présidente de la Fage.

Face à l’explosion des prix dans les villes universitaires, l’encadrement des loyers dans certaines zones tendues permet de limiter la casse. Expérimenté actuellement dans près de 70 villes en France, il doit prendre fin le 23 novembre 2026, sauf nouvelle prolongation. Mais son devenir inquiète la Fage. « Le ministre du Logement ne s’est pas encore engagé à rallonger le dispositif. C’est pourtant impératif qu’il soit pérennisé, car dans le cas contraire, les loyers exploseraient et cela aurait un impact énorme pour les étudiants », alerte la présidente de la Fage, qui souhaite aussi son élargissement à toutes les zones tendues du territoire, ainsi qu’un meilleur contrôle de sa bonne application dans les villes concernées.

En cette année présidentielle, la Fage a une autre préoccupation : le sort des APL (aides personnelles au logement). Après la suppression des APL pour les étudiants extra-communautaires non boursiers depuis le 1er juillet 2026, un rapport remis au gouvernement cet été propose de prendre en compte les revenus des parents dans le calcul des APL des étudiants. Selon les estimations, plus de 200 000 d’entre eux pourraient perdre totalement ce soutien. « Le principe d’universalité des APL est progressivement remis en question. Les supprimer à ces étudiants reviendrait à aggraver directement la précarité des jeunes », souligne Suzanne Nijdam.

Outre le prix élevé des loyers, la recherche d’appartement est toujours plus difficile dans de nombreuses villes. L’offre de logements Crous reste trop faible et le parc privé ne suffit pas à répondre à la demande. « On compte un logement Crous pour 35 étudiants dans les grandes villes et beaucoup de propriétaires préfèrent mettre leur logement en location sur Airbnb que de le louer à un étudiant, ce qui accroît la tension locative dans les grandes villes », observe la présidente de la Fage. À cette pénurie s’ajoute la question de la qualité des logements. « Un étudiant sur trois fait état d’une situation de mal-logement : appartement mal isolé, dégâts des eaux, présence de nuisibles… Les logements insalubres se banalisent », estime Suzanne Nijdam.

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La Fage réclame donc davantage de moyens pour permettre la construction massive de logements étudiants gérés par le Crous, mais aussi le gel des loyers et des charges locatives dans ce parc.

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