Femme noire aux États-Unis, un si lourd héritage
Dans son premier roman, « Les Porteuses d’eau », Sasha Bonét fouille le sol de Louisiane et d’ailleurs, remonte ses racines tout en explorant l’histoire de son pays et de son racisme – parce que la féminité noire en est indissociable, comme elle est irrémédiablement liée à la maternité.
S asha Sasha Bonét est née de Connie, née de Betty Jean, née de May, née de Rose, née de Lilly. Elle porte en elle celles qui l’ont précédée, à moins que ce ne soient elles qui la portent – leur courant l’entraîne, la pousse mais la malmène aussi. Elle raconte toutes ces femmes impérissables, celles qui ont connu les bayous de Louisiane et les champs de coton, les plantations et les métairies, les viols et les abandons déchirants orchestrés par les maîtres.
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