À Paris, le Club des seins veut ramener les femmes à la table des restaurants
Coulants à l’intérieur, croustillants à l’extérieur, les scotch eggs reposent sur une assiette, coupés en deux, une noisette de sauce à côté. Du ketchup ? Non, du ketchup à la rhubarbe. Encore une pincée de poivre, et ils partent en salle, les scotch eggs, comme les petites saucisses drapées de lard et glacées au miel et à la moutarde. Marion Seibel, 32 ans, répartit les hors-d’œuvre entre les convives dans la salle au sol orange et aux bancs vert olive du restaurant Super Huit, dans le VIII e arrondissement de Paris.
“Pour toi, sans gluten”, déclare-t-elle à Émilie, en lui tendant une assiette contenant des asperges vertes et deux œufs de caille au plat. Émilie rayonne. En temps normal, l’établissement sert de la cuisine française, mais Marion Seibel avait d’autres projets pour ce dimanche : transformer le Super Huit en Supper Eight [pour une dégustation de cuisine britannique] réservée à son club gastronomique. Voilà des semaines qu’elle y travaillait. […]
Une quarantaine de femmes, âgées de 20 à 60 ans, sont réunies ce jour-là. Toutes partagent une passion pour la bonne chère, et l’envie d’en parler. Il y a Pascale, par exemple, qui a démissionné de son travail dans l’informatique il y a une vingtaine d’années pour monter un blog de cuisine dont elle vit, et qui a depuis publi
Article réservé aux abonnés Témoignage. “J’habite à Paris et l’Italie me manque” : la “nostalgie étrange” d’un expatrié heureux
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