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Culture

La grande peur des épidémies 1/5 : Les épidémies dans l’histoire

France Culture ·
La grande peur des épidémies 1/5 : Les épidémies dans l’histoire

Découvrez le programme des Nuits de France Culture pour un voyage sonore à travers la connaissance et les savoirs. Histoire, littérature, philosophie, cinéma, théâtre, musique, chanson, peinture, photo, grands récits : bienvenue dans un trésor d'archives sélectionnées et éditées avec soin.

Peste, choléra, syphilis, grippe, tuberculose, l’histoire humaine est scandée par des grandes épidémies. Cette émission les analyse comme des miroirs reflétant les peurs et les modes de pensée des sociétés, avec l'historien François Delporte et l'épistémologue et Jean-Pierre Peter.

Historien, président de l’Association Marina-Tsvetaeva "Etoiles-Averses".

Entre la peste et le choléra on trouve la syphilis, la grippe, la tuberculose, et bien d'autres maladies épidémiques. Les grandes épidémies ont marqué l'histoire des hommes. Leur retentissement est démographique, économique, culturel, religieux.

L’épidémie comme objet de peur et révélateur des modes de pensée des sociétés du passé, voilà l’objet de cette série des "Chemins de la connaissance" d’Anice Clément enregistrée en 2002, dont voici le premier épisode avec les philosophes et historiens de la médecine François Delaporte et Jean-Pierre Peter.

Chacune d’entre elles, à leur façon, à leur échelle, avec les symptômes et la souffrance qui les accompagne, a non seulement marqué l’histoire démographique du monde, entraînant la mort de centaines de millions de personnes, mais à aussi façonné les imaginaire et notre rapport à la vie et à la mort. Jusqu’au 19e siècle, l’épidémie est souvent considérée comme une punition divine, un message de Dieu dont le courroux déferle sur le corps des pécheurs, comme un écho dévastateur de la concupiscence.

En 1348, au début la contagion de la Peste noire qui tue un tiers de la population européenne, le pape Clément VI s'exprime ainsi lors de sa messe à Avignon : "Souviens-toi Seigneur de ton alliance et dis à l’Ange exterminateur : que ta main s’arrête désormais et cesse de ravager la terre et de faire périr tout être vivant. Ecoute-nous, toi qui diriges Israël, toi qui conduis Joseph comme une brebis". La religion était en effet le seul prisme par lequel on pouvait insuffler du sens à l’émergence alors perçue comme ex nihilo, de ces fléaux apocalyptiques.

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