Dates, parrainages, vote... François Bayrou détaille les conditions de la primaire du "grand fleuve central" qu'il souhaite mettre en place pour vaincre les extrêmes à la présidentielle
À la rentrée du Modem ce dimanche 20 septembre, François Bayrou a détaillé les conditions de la primaire du "grand fleuve central", pour laquelle il plaide sans succès. L'ancien Premier ministre alerte sur un risque de deuxième tour opposant deux extrêmes, et appelle donc à ne pas aller au premier tour "divisés". Parrainage de dix parlementaires fin octobre, premier tour en janvier, vote par internet et "candidat unique" début février: François Bayrou a détaillé ce dimanche 20 septembre les conditions de la primaire du "grand fleuve central" pour laquelle il plaide, à ce jour sans succès.
"Si nous ne sommes pas ensemble, ces forces qui se sont opposées pendant longtemps, des socio-démocrates aux gaullistes, en passant évidemment par tous les engagés au centre (…), il n'y a aucune chance que nous l'emportions" face à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon , a déclaré l'ancien Premier ministre en clôture de la rentrée du Modem à L'Isle-sur-la-Sorgue, dans le Vaucluse.
À Édouard Philippe, qui refuse toute primaire , et à Gabriel Attal, qui ne l'a jamais formellement écartée , François Bayrou a adressé "un message personnel": "Qu'est-ce que vous craignez? Où est le problème? (…) Vous serez choisi par les Français. Et vous aurez une légitimité supplémentaire."
Et le patron du Modem de détailler les conditions de sa primaire: "Un filtre évidemment nécessaire" pour y participer, à savoir le parrainage de dix parlementaires. Et "je propose qu'on le fasse avant la fin octobre".
"Après, on a deux mois pour qu'il y ait confrontation entre les uns et les autres, que les chaînes de télévision organisent des débats, qu'on organise des meetings . (…) Ça nous amène à la fin décembre, et puis on fait le premier tour en janvier, peut être vers le 15 janvier, quelque chose comme ça", "par internet", a développé l'ancien maire de Pau .
Du procès Bayrou à la réforme de la Constitution : la politique bouscule le droit 39:25 "On ne peut pas se permettre le luxe de la division au premier tour" "On fait le deuxième tour quinze jours après". Ainsi, "début février, les Français auront le candidat unique qu'ils attendent pour les rassurer et leur garantir que l'avenir du pays ne soit pas détruit par des bêtises électorales", a conclu François Bayrou.
"Donc on ne peut pas se permettre le luxe de la division au premier tour, donc il faut qu'on tranche la question de l'unité avant le premier tour", a-t-il insisté.
François Bayrou a convié à la rentrée du Modem un certain nombre de personnalités du centre gauche, comme Bernard Cazeneuve, au centre droit, comme Jean-Louis Borloo ou Xavier Bertrand, ainsi que l'ancien commissaire européen Thierry Breton, qu'il a cité comme candidat potentiel et qui a été le seul à sembler endosser cette proposition de primaire.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.bfmtv.com — le contenu appartient à BFMTV.