Primaire socialiste : Ségolène Royal, la politique spectacle au service de sa revanche
Août 2024 aux universités d’été du Parti socialiste.
Matignon en ligne de mire, la gauche se recompose sous les auspices de l’unité.
C’est ainsi que même l’insoumis Eric Coquerel, proche parmi les proches de Jean-Luc Mélenchon, passe une tête au "Campus de Blois".
Car le Nouveau Front populaire ne jure plus que par sa coqueluche estivale , Lucie Castets.
La soirée s’étire à la veille du discours de la candidate à la primature ; Johanna Rolland discute en coulisses avec quelques élus lorsqu’une notification s’affiche sur son smartphone.
Il est tard, trop peut-être, pour recevoir ce genre de SMS de la part de Ségolène Royal.
"Chère Johanna.
Je compte sur toi naturellement.
Je t’appelle demain matin", lui écrit-elle, avant de joindre un lien de son interview du jour sur LCI - qu’importe si les deux femmes n’ont pas échangé depuis des années.
"Je suis disponible pour essayer de constituer un gouvernement d’union républicaine sur trois priorités : l’ordre juste (...), la priorité pour l’avenir des jeunes (...) et le rétablissement des comptes publics", déclare-t-elle à Darius Rochebin.
Le lendemain, au petit-déjeuner, la maire de Nantes s’en ouvre avec cet ancien proche, Guillaume Garot.
Lui aussi a reçu un message de "Ségo".
Les années passent, les générations se succèdent, mais une certitude demeure comme un jour sans fin : la disponibilité de Ségolène Royal est infaillible.
"Je vous conduirai vers d’autres victoires"...
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