"On a beaucoup de choses à faire avec le Canada": la France salue le projet de rapprochement avec l'UE malgré les menaces de Trump
Sur fond de désamour avec les Etats-Unis, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a proposé mercredi que le Canada puisse devenir le premier pays "membre associé" de l'UE. La France a salué jeudi le projet d'approfondissement de la relation entre l'Union Européenne et le Canada, en dépit des menaces de représailles lancées par le président Donald Trump.
"Nous avons vocation à créer des liens toujours plus étroits avec le Canada", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, sur la chaîne d'informations LCI. "D'ailleurs, c'est à Saint-Pierre-et-Miquelon, premier territoire libéré de la France libre, que le président de la République (Emmanuel Macron) retrouvera le Premier ministre canadien (Mark Carney) dimanche", a-t-il souligné.
Plus tôt, son ministre délégué à l'Europe Benjamin Haddad avait estimé, sur la chaîne Public Sénat, que c'était "une très bonne idée d'approfondir les relations avec le Canada", tout en notant que la question du statut de cette association restait ouverte.
Jean-Noël Barrot a ajouté que ce projet devra être "débattu, décortiqué, analysé" avant que la France ne prenne une position définitive.
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Sur fond de désamour avec les Etats-Unis, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a proposé mercredi que le Canada puisse devenir le premier pays "membre associé" de l'UE, en présence du Premier ministre Mark Carney, qui s'exprimera jeudi devant les eurodéputés. Elle a également proposé que ce pays nord-américain rejoigne le futur "Conseil européen de sécurité", qu'elle appelle de ses voeux.
"On a beaucoup de choses à faire avec le Canada" qui est politiquement aligné avec l'UE sur plusieurs thèmes, a noté Benjamin Haddad, mais a reconnu ne pas savoir "quelle forme institutionnelle cela doit prendre". "Nous avons aujourd'hui déjà plusieurs institutions et plusieurs formats dans lesquels on peut déjà approfondir la relation avec le Canada", a-t-il expliqué.
Interrogé sur la réaction de Donald Trump qui a menacé de droits de douane "très lourds" voire de rompre les échanges commerciaux en représailles à ce projet, il a estimé que "ce n'est pas aux Etats-Unis de choisir les orientations politiques et géopolitiques des Européens". "La souveraineté, c'est comme les frontières, c'est comme la démocratie, ce n'est pas négociable", a rétorqué Jean-Noël Barrot.
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