Guerre en Ukraine : fortes explosions à Kyiv, nouvelles sanctions américaines contre la Russie… Le point sur la nuit
De fortes explosions ont retenti aux premières heures de jeudi à Kiev , pendant une alerte aux missiles déclenchée par les autorités, selon un journaliste de l’AFP dans la capitale ukrainienne. Ce journaliste a entendu une dizaine de puissantes explosions, alors que l’administration militaire de Kiev avait déclenché une « alerte rouge » et demandé à la population de rejoindre les abris en raison d’une « menace de frappes de missiles ».
Selon un premier point du maire de la capitale, Vitali Klitschko, un immeuble d’habitation ainsi que différents autres bâtiments ont été touchés par des débris de projectiles. Selon une information du Kyiv independent, un établissement scolaire aurait été touché, blessant au moins 12 personnes, dont deux enfants.
À Odessa, ville des bords de la mer Noire également régulièrement ciblée, un immeuble d’habitation de 19 étages a par ailleurs été endommagé par une « attaque nocturne », a indiqué l’administration militaire locale.
Les députés américains ont approuvé mercredi de nouvelles sanctions contre la Russie et ses alliés pour leur rôle dans la guerre contre l’Ukraine, un texte déjà adopté par le Sénat et soutenu par Donald Trump.
Ce projet de loi, qui prévoit pour la première fois côté américain de s’en prendre à la flotte fantôme de la Russie, a été adopté par 262 voix contre 159 et constitue la première action de taille du Congrès américain contre Moscou depuis le retour au pouvoir du président républicain.
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La candidate du RN à la présidentielle Marine Le Pen a affirmé mercredi que Paris ne pouvait plus aider l’Ukraine autant qu’actuellement en raison des finances publiques dégradées de la France. « À proportion de ce que nous faisons jusqu’à présent, qui est considérable, nous disons nous ne pouvons pas le faire » (aider l’Ukraine), a affirmé sur LCI la leader du Rassemblement national.
« Ça n’est pas un acte d’hostilité à l’égard de l’Ukraine. On peut continuer à former leurs soldats, leurs armées, on peut continuer à leur apporter du matériel pour pouvoir se défendre. Mais financièrement, nous ne pouvons plus. Nous ne pouvons plus » , a-t-elle ajouté.
« Parce qu’on ne peut pas dire d’un côté il n’y a pas un euro […] pour indexer les retraites mais, en revanche, il y a des milliards pour la contribution nette à l’Union européenne », a-t-elle complété.
Le vice-président du RN Louis Aliot avait suggéré de « couper le robinet » à Kiev, générant un feu nourri de critiques de candidats au centre et à gauche. Ses adversaires épinglent régulièrement Marine Le Pen pour avoir été reçue au Kremlin pendant sa campagne présidentielle en 2017, pour des positions jugées conciliantes avec la Russie, ainsi que pour un prêt contracté auprès d’une banque russe dans les années 2010.
La leader du RN, favorite des sondages pour la présidentielle de l’an prochain, plaide « depuis l’agression russe contre l’Ukraine » pour « une grande conférence pour la paix » afin d’aboutir à « un règlement diplomatique » du conflit.
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