Golf. Le parcours du Golf National repensé face au réchauffement climatique
Fermé pendant deux ans en raison de travaux liés à la future ligne 18 du Grand Paris, le prestigieux parcours de l’Albatros, au Golf national de Saint-Quentin-en-Yvelines, rouvre mardi après avoir été repensé pour mieux faire face aux effets du réchauffement climatique. Dès 2030, sous réserve de retards éventuels, le vaisseau amiral de la Fédération française de golf sera désenclavé par une station de métro située à 500 mètres à pied, sur cette nouvelle ligne automatique qui reliera initialement Versailles à Orly.
Le passage du métro en souterrain dans les secteurs sud et ouest du domaine a nécessité en particulier la refonte totale des trous 4, 5 et 6 du parcours de l’Albatros. « La mise en place de la ligne 18 […] nous permettra justement de pouvoir faire venir du public beaucoup plus facilement sur le site du Golf national et de façon un petit peu plus eco-friendly », explique à l’AFP son directeur, Philippe Pilato. Quelques grues et bulldozers encore présents témoignent de l’ampleur des travaux, à trois semaines du début de l’Open de France masculin (24 - 27 septembre).
Au cours des opérations de terrassement, des tranchées de dix mètres de profondeur ont été creusées, et 53 000 m3 de terre et de sable ont été extraits, soit l’équivalent de quelque 2.700 camions-bennes. Pour tirer parti de ce vaste chantier, la FFGolf a dû faire face à un double défi, souligne auprès de l’AFP Christophe Muniesa, le directeur technique national. « Proposer un site positionné à un niveau qualitatif aussi élevé qu’avant, si possible l’améliorer un peu, et prendre en compte les enjeux liés aux changements climatiques en modifiant la structure même du site pour être plus économe en eau et être plus résilient face aux maladies qui attaquent parfois les parcours de golf » , énumère-t-il.
« Ça a été un choix d’équipe avec nos consultants et l’équipe du Golf national de prendre les graminées qui avaient les meilleures notes par rapport aux problématiques qu’on a sur le site », à savoir « sécheresse, jeu intensif, résistance au dollar spot qui est le principal champignon qui nous pose problème ici », résume le superintendant des lieux, Lucas Pierré.
Le choix a été fait d’utiliser de nouvelles variétés d’agrostis stolonifera, une graminée réputée pour sa meilleure adaptation aux contraintes climatiques et hydriques. Les 18 greens notamment ont tous été reconstruits puis semés.
« On ne va pas mettre qu’une seule graminée d’une seule espèce. On va en choisir plusieurs pour qu’elles se complètent bien. Pour que, s’il y en a une qui a un problème, l’autre prenne le relais », explique Lucas Pierré, qui a supervisé au quotidien l’étape du « grow-in » depuis avril.
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