Tôt le matin, en fin de matinée, ou à 15 h ? Quel est le meilleur moment de la journée pour programmer une réunion ?
L’intervenant s’est levé pour capter l’attention. Il développe son propos, à grand renfort de gestes et en prenant la peine d’accentuer les points les plus importants, tout en illustrant ses suggestions avec des statistiques. Et pourtant, rien n’y fait. Impossible de suivre avec précision son argumentaire. Votre esprit vagabonde, tandis que votre corps réclame de s’avachir sur la table. Quant au café tiède qui pourrait vous redonner un coup de fouet, il ne produit pas l’effet escompté. Il y a des heures où il est difficile de se concentrer. Ce n’est pas de votre faute, c’est la biologie !
Nos organismes sont soumis aux rythmes circadiens et nous n’avons pas la même énergie à tout moment de la journée. Alors, quel est le meilleur moment pour programmer une réunion ? Mauvaise nouvelle, il n’y a pas de réponse universelle, nous apprend le site Entrepreneur.com . Tout dépend de la composition de l’équipe, car tout le monde ne présente pas le même chronotype. Certains vont se montrer plus efficaces dans la matinée, tandis que d’autres seront plus concentrés en fin de journée. « Ce que j’ai appris, en observant le fonctionnement de notre équipe, c’est que les périodes de performance optimale sont quelque chose qu’il faut identifier et autour duquel il faut construire », note le chef d’entreprise Aytekin Tank, qui partage son expérience dans l’article.
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La science a cherché à en savoir plus sur la question. Parue fin 2024, dans la revue Journal of sleep research , une étude montre comment la répartition des profils est plus complexe que la seule distinction entre les alouettes, les « lève-tôt », et les hiboux, les « couche-tard ». Les chercheurs observent plutôt quatre groupes de personnes.
En juin 2026, une seconde publication, dans Chronobiology International , rendait des conclusions proches. Ainsi, au sein des matinaux, il y aurait par exemple les « alouettes intermédiaires » et les « alouettes robustes », qui ne vont pas connaître la même baisse d’énergie en fin de journée. Ces deux catégories ne régulent pas non plus leur coup de mou de la même façon. Pour la première, le creux de la vague va notamment être associé à davantage de détresse émotionnelle « [Nos] résultats suggèrent que le chronotype est mieux compris comme un système biopsychologique de régulation énergétique plutôt que comme une simple préférence temporelle » , indiquent les auteurs polonais de la seconde étude.
D’autres travaux établissent qu’une grande partie de ces différences pourrait s’expliquer par la génétique. Des études sur des jumeaux estiment l’héritabilité du chronotype entre 40 et 50 %. Ce rythme n’est toutefois pas linéaire tout au long de la vie. L’âge a son impact, comme la période de l’année.
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Donc si l’objectif est d’être le plus performant possible, Aytekin Tank encourage à casser les habitudes pour mieux s’adapter aux travailleurs.
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