Chez les riches Thaïlandais, tout pour ma Rolex et mon sac Chanel
Avec son cuir matelassé et son fermoir “CC” couleur or, le sac Chanel est presque l’uniforme de tout agent immobilier qui se respecte à Bangkok. Cet accessoire caractéristique est devenu un indispensable dans la capitale thaïlandaise, depuis peu dans le top 10 des villes où l’on dépense le plus dans l’industrie du luxe.
Toutefois, en cette période de troubles économiques, liquidités et luxe ne font pas bon ménage. Beaucoup de consommateurs avec des goûts de luxe sont donc obligés de rivaliser d’ingéniosité pour sauver les apparences sans se ruiner.
Jirapun Ngam, âgée de 42 ans, travaille dans le secteur très compétitif de l’achat-revente d’immeubles à Bangkok. Elle paie ses produits de luxe à crédit et garde ses économies pour acheter des biens immobiliers dès qu’ils arrivent sur le marché, avant de les rénover et de les revendre.
“J’ai besoin de liquidités pour investir dans mon entreprise, mais je veux aussi m’offrir des produits de luxe. Grâce aux paiements échelonnés, je peux le faire dès maintenant et les rembourser mensuellement avec un faible taux d’intérêt”, explique-t-elle.
Ce calcul budgétaire illustre bien le changement de mentalité au sein de la classe moyenne, en pleine expansion en Asie du Sud-Est ; une population qui refuse de voir ses goûts s’éloigner de ceux des
Consommation. L’économie américaine n’a jamais autant reposé sur les dépenses des plus riches
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