Économie. Roland Lescure : « Il faut qu'on sorte la tête du sable »
Dans un entretien accordé au Parisien , le ministre de l'Économie relativise le ralentissement pointé par l'Insee et détaille les arbitrages du budget 2027, attendu le 30 septembre.
Face au décrochage constaté cette semaine par l'Insee (croissance et pouvoir d'achat en baisse, chômage en hausse), Roland Lescure refuse de parler d'échec.
Interrogé par Le Parisien , le ministre de l'Économie évoque un « trou d'air » lié à des facteurs exceptionnels : le blocage du détroit d'Ormuz aurait coûté 0,2 % de croissance, la canicule 0,1 %. Il assume d'avoir abaissé sa prévision 2026 de 1 % à 0,5 %, invoquant une incertitude internationale qu'il ne maîtrise pas, tout en vantant un taux d'emploi des jeunes et des seniors « au plus haut historique ». Pour justifier la rigueur à venir, il agite le spectre de la Grèce de 2009, contrainte de sabrer salaires et pensions, et rappelle que l'Italie, l'Espagne et l'Allemagne ont, eux, restauré leurs finances publiques.
Sur le pouvoir d'achat , dont l'Insee anticipe un recul de 0,4 % en 2026 sur fond de flambée de l'énergie, il promet de soutenir les plus fragiles sans « abandonner personne ». « Je ne veux pas emmerder les Français », insiste-t-il, tout en écartant la baisse générale de la taxe sur les carburants réclamée par le RN, qui coûterait « des milliards ». Il attaque au passage Marine Le Pen , accusée de vouloir « raser gratis ».
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