samedi 17 octobre 2026 SourcesÀ propos🌓
🇫🇷 FR ▾
DERNIÈRE MINUTE
› À La Réunion, le Grand Raid et sa fameuse Diagonale des fous, un laboratoire de recherches médicales à ciel ouvert› Israël : « Le peuple juif n’est pas un occupant », Netanyahou répond aux accusations d’Obama› Prochain secrétaire général de l’ONU : aucun candidat ne fait consensus pour succéder à Antonio Guterres› EN DIRECT, guerre en Ukraine : Emmanuel Macron critique l’accord entre Moscou et Washington sur le diesel russe, le qualifiant de mesure « inappropriée, inefficace »› Fusillade dans l’Oregon : l’auteur présumé de la tuerie dans une école primaire y avait été élève en classe spécialisée› Au Yémen, des frappes houthistes s’abattent près de l’aéroport d’Aden ; l’Iran nie tout rôle dans les attaques visant l’Arabie saoudite› Etats-Unis : Le mouvement « No Kings » se mobilise pour transformer la contestation anti-Trump en vote› Aux Etats-Unis, Katie Zacharia bat un record de brièveté comme porte-parole de la Maison Blanche› La Corée du Nord déclare avoir testé une torpille assistée par l’IA› Double meurtre à Ivry-sur-Seine : une tueuse à gages et un tireur présumés mis en examen et écroués› À La Réunion, le Grand Raid et sa fameuse Diagonale des fous, un laboratoire de recherches médicales à ciel ouvert› Israël : « Le peuple juif n’est pas un occupant », Netanyahou répond aux accusations d’Obama› Prochain secrétaire général de l’ONU : aucun candidat ne fait consensus pour succéder à Antonio Guterres› EN DIRECT, guerre en Ukraine : Emmanuel Macron critique l’accord entre Moscou et Washington sur le diesel russe, le qualifiant de mesure « inappropriée, inefficace »› Fusillade dans l’Oregon : l’auteur présumé de la tuerie dans une école primaire y avait été élève en classe spécialisée› Au Yémen, des frappes houthistes s’abattent près de l’aéroport d’Aden ; l’Iran nie tout rôle dans les attaques visant l’Arabie saoudite› Etats-Unis : Le mouvement « No Kings » se mobilise pour transformer la contestation anti-Trump en vote› Aux Etats-Unis, Katie Zacharia bat un record de brièveté comme porte-parole de la Maison Blanche› La Corée du Nord déclare avoir testé une torpille assistée par l’IA› Double meurtre à Ivry-sur-Seine : une tueuse à gages et un tireur présumés mis en examen et écroués
À la une

« Les travailleurs sans fiche de paie sont invisibles aux yeux des politiques »

La Croix ·
« Les travailleurs sans fiche de paie sont invisibles aux yeux des politiques »

Le travail, sa rémunération, ses conditions, mais aussi sa compétition avec l’intelligence artificielle, sera l’une des grandes questions des prochaines élections présidentielles. Comme d’habitude, elle sera posée avec son « double » : le mérite. Le mérite des « bons travailleurs », ceux « qui se lèvent tôt » ou, dans les termes de M. Glucksmann lorsqu’il a annoncé sa candidature sur TF1, ceux « qui se donnent la peine de travailler, de produire, de créer » .

Comment propose-t-il de les soutenir ? En intervenant sur leur « fiche de paie » .

Ce faisant, il oublie, comme l’ensemble du monde politique, les travailleurs invisibles qui n’ont pas de fiche de paie et qui ne sont pas des employés : les travailleurs indépendants comme les professionnels de la création, une partie des agriculteurs, des chercheurs, des entrepreneurs sociaux, des startupers, des acteurs de la transition, des sportifs de haut niveau, mais aussi tous les contributeurs non rémunérés comme les aidants, les pompiers ou les bénévoles.

Eux aussi « se donnent la peine de travailler, de produire, de créer » , sans reconnaissance de leur apport, de leur mérite et de leurs droits. Leur labeur non reconnu et non rémunéré est pourtant exploité par l’économie lucrative à son bénéfice et à leur détriment. Seulement 7 % des professionnels de la création gagnent le smic ou plus, alors qu’en France l’industrie créative rémunère 1,1 million de personnes par ailleurs, pour un chiffre d’affaires de 102,7 Md€ (milliard d’euros) .

En 2020, 22 % des agriculteurs vivaient sous le seuil de pauvreté selon l’Insee, alors que la filière alimentaire réalisait des ventes de 124,5 Md€ . Notre travail gratuit dans la sphère numérique équivalait alors à 1,2 million d’emplois quand l’industrie numérique française employait officiellement 700 000 personnes. À cette époque, l’activité contributive des Français – activité productive non rémunérée, hors fiche de paie – représentait l’équivalent de 68 % du PIB. Il aurait été impossible de la payer et de faire des profits en même temps.

L’enjeu social n’est pas de la rétribuer dans son intégralité, c’est impossible, mais de prendre conscience de la part des personnes précaires en France qui travaillent à vide, sans rémunération, sans continuité de revenus, sans protection ni représentation sociale. « Rétablir la cohérence de la République » , comme appelle à le faire M. Glucksmann, implique de regarder cette incohérence-là en face et d’y remédier.

Toutes les catégories de « professionnels-contributeurs » expriment leur colère et leur désarroi et demandent des solutions : les pompiers, les agriculteurs, les aidants, les chercheurs.

Les professionnels de la création préparent d’ailleurs en ce moment deux propositions de loi qui vont dans ce sens, dans l’esprit de la loi Jean Zay de 1936. Celle-ci n’a jamais été votée car les débats ont été interrompus par le déclenchement de la guerre.

Lire l'article complet sur La Croix ›

5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.la-croix.com — le contenu appartient à La Croix.

Plus de La Croix

Tout voir ›

Plus dans À la une

Tout voir ›