Raphaël Glucksmann, candidat à la présidentielle, face au piège de la primaire sociale-démocrate
Tremplin ou guet-apens ? À la tête de son propre parti, Place publique, et fort de son score aux Européennes, Raphaël Glucksmann fait figure (sur le papier) de favori de la gauche non-mélenchoniste pour 2027 . Peut-il se relancer sur le chemin de la présidentielle ou va-t-il rester englué dans le marigot socialiste ? Il joue gros à la primaire sociale-démocrate , qui se déroule ces vendredi 9 et samedi 10 octobre 2026. Un scrutin qu’il aurait aimé enjamber avant de s’y résoudre, faute d’avoir montré sa capacité à être finaliste en 2027, pour tenter de convaincre les militants PS et espérer bénéficier du poids de l’appareil socialiste.
S’il est entré avec allant dans la compétition fin août, en officialisant sa candidature devant plus de 5,5 millions de téléspectateurs de TF1, les difficultés se sont vite accumulées pour celui qui reste donné comme le mieux placé dans ce scrutin, dont il veut faire le début d’une refondation de la gauche. Il a été très souvent ciblé par ses rivaux, notamment le plus sérieux, Olivier Faure, Premier secrétaire du PS, mais aussi l’ex-finaliste de la présidentielle de 2007, Ségolène Royal.
Les hostilités ont démarré sur les modalités mêmes de la primaire. Elle est ouverte aux adhérents des trois partis organisateurs (PS, Place publique et Gauche républicaine et socialiste), ainsi qu’aux sympathisants, moyennant une cotisation « élevée » (15 €, 10 € tarif social), exigée par Raphaël Glucksmann pour se prémunir d’un entrisme insoumis. Tandis que plusieurs de ses adversaires réclamaient un tarif symbolique pour favoriser une participation la plus large possible.
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L’eurodéputé a aussi vite été mis sous pression sur l’ouverture de ce processus de départage jusqu’à François Ruffin, fondateur du mouvement Debout !. Olivier Faure y était « favorable », tandis que le leader de Place publique l’a rejetée, arguant qu’ « on ne change pas les règles en cours de jeu ». Raphaël Glucksmann s’est aussi mis à dos ses concurrents en refusant la multiplication des débats télévisés. Celui qui n’en souhaitait qu’un, aussitôt raillé sur sa « peur des débats », a finalement dû céder pour trois…
Et c’est finalement le 23 septembre, après des invectives par médias interposés, que la première des émissions télévisées a véritablement lancé les débats sur le fond. Avant cela, Raphaël Glucksmann, soucieux de corriger l’image parfois renvoyée d’intellectuel parisien avec un positionnement très international, loin des préoccupations populaires, avait commencé à multiplier les déplacements en province. En concentrant notamment ses efforts sur les militants socialistes des fédérations proches de ses soutiens.
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Le candidat Place publique compte à ses côtés le patron des députés PS, Boris Vallaud, l’écologiste Yannick Jadot, la présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, ou encore le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol et le député de Mayenne, Guillaume Garot.
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