Piratage du fisc en France: des centaines de milliers d'usagers concernés, selon les Finances publiques
En France, à la suite du piratage de sa base de données à la fin du mois de juin, la Direction générale des finances publiques affirme, vendredi 14 août, que « quelques centaines de milliers d’usagers » sont concernés par la cyberattaque.
Révélée jeudi 13 août, la cyberattaque dont le fisc français a été victime à la fin du mois de juin trouve son origine dans une usurpation d'identité qui a permis au pirate de s’introduire dans le système de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) où il a pu consulter et extraire des données. Détectée rapidement, l'intrusion a ensuite été interrompue, mais trop tard.
Revenus fiscaux, date de naissance, adresses, nombre de personnes à charge...: selon le site French Breaches , spécialiste des cyberattaques commises en France, les données personnelles de plus de 678 000 contribuables, particuliers et professionnels, auraient fuité, une information confirmée à demi-mot par la DGFiP qui rapporte, vendredi 14 août, que « quelques centaines de milliers d’usagers » sont bien concernés par la fuite de données.
Agissant sous le pseudonyme « ZeroBytes », le pirate qui a revendiqué l’attaque affirme également avoir pris pour cible le Serveur professionnel de données cadastrales (SPDC) lors d’une autre opération qui concernerait cette fois plus de 2 000 000 de personnes.
De son côté, le ministère de l'Économie, qui n’a reconnu qu’une seule des deux intrusions dans ses systèmes, reste prudent et précise ne pas encore connaître l'objectif du cybercriminel.
Dans son communiqué, le ministère précise aussi que les usagers concernés recevront un mail indiquant quelles données ont été consultées et extraites. La DGFiP poursuit ses investigations et compte porter plainte.
Le prix demandé pour le premier fichier se chiffre « en milliers » d'euros, a affirmé « ZeroBytes » à l'AFP, sans confirmer l'avoir effectivement vendu.
Menace grandissante dans l’Hexagone, les cyberattaques contre les entreprises privées et les services publics s’accumulent. En juin 2026, deux jeunes soupçonnés d’appartenir au groupe cybercriminel « Dumpsec » ont été mis en examen. Des dizaines de millions de données et plus de 1 500 sociétés ou entités, dont l'Assemblée nationale, auraient été dans le viseur de ces hackers.
Selon une étude de l’entreprise de cybersécurité Surfshark, la France est le pays européen le plus touché par les fuites de données, et le deuxième pays à l’échelle mondiale.
À lire aussi Vol de données en France: «La cybercriminalité n'a pas de frontières»
Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.rfi.fr — le contenu appartient à RFI.