Pas-de-Calais. L'incendie qui a ravagé 190 hectares lié à des tentatives de traversées clandestines
Un des départs de feu est « imputable » à des migrants après l'échec d'un départ de bateau, l'autre « pourrait être lié » à une grenade lacrymogène de gendarmes, a indiqué mercredi le parquet.
Un des départs du feu qui a récemment ravagé une zone sensible du littoral du Pas-de-Calais est « imputable » à des personnes migrantes et un deuxième « pourrait être lié » à une grenade lacrymogène lancée par des gendarmes, a indiqué mercredi le parquet.
« Il est d'ores et déjà acquis que le premier départ de feu a pour origine un incendie volontaire imputable aux migrants à la suite de la mise en échec d'un départ de bateau », a indiqué le procureur adjoint de Boulogne-sur-Mer, Patrick Leleu. « Le second départ de feu pourrait être lié à l'intervention des gendarmes et à l'utilisation d'une grenade lacrymogène ; les investigations se poursuivent sur ce point », a-t-il précisé.
« Aucune interpellation » n'a eu lieu à ce stade et l'enquête sur l'origine de ces départs de feu se poursuit, a ajouté le parquet. L'incendie qui avait débuté mercredi dernier a été maîtrisé lundi selon les autorités. Il a ravagé 190 hectares d'une zone dunaire du littoral du Pas-de-Calais, également fréquentée par de nombreux touristes. Selon Angèle Vettorello, coordinatrice de l'association Utopia 56 à Calais qui a recoupé des témoignages de riverains et de personnes exilées présentes, une grenade lacrymogène aurait été tirée par des gendarmes alors qu'un « bateau était transporté vers la mer », et « les traînées de fioul » causées par ce dernier auraient alors entraîné la mise à feu de végétation sur les dunes.
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