Israël: le président Herzog gracie un soldat qui avait abattu un assaillant palestinien blessé
En Israël, le président Isaac Herzog a accordé l’effacement anticipé du casier judiciaire d’Elor Azaria. En 2016, ce soldat avait achevé d'une balle dans la tête un assaillant palestinien gisant au sol à Hébron. Une décision prise juste avant Yom Kippour, mais contre l’avis direct de l'état-major de l’armée.
C’est un geste d’apaisement pour les uns, un affront éthique pour les autres. En effaçant à la veille de la journée du Pardon, avec six ans d'avance, le casier judiciaire d’ Elor Azaria , Isaac Herzog dit vouloir lui permettre d'ouvrir « un nouveau chapitre de sa vie » et de retrouver un emploi.
L’ancien militaire avait purgé neuf mois de prison pour le meurtre d'Abdel Fattah al-Sharif, en 2016, filmé alors qu'il achevait l'attaquant palestinien désarmé et blessé.
Soutenu par le ministre de la Défense Israel Katz et la droite nationaliste, ce pardon passe mal auprès de la hiérarchie militaire : le chef d’état-major Eyal Zamir s’y était explicitement opposé, déplorant notamment l’absence persistante de remords du soldat.
Cette grâce présidentielle n'efface pas non plus l'embarras diplomatique : Elor Azaria reste visé par des sanctions américaines pour violation grave des droits humains, lui interdisant notamment tout voyage aux États-Unis.
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