L’Allemagne est comme le groupe Volkswagen, elle a besoin de réformes drastiques !
Jeudi 3 septembre, le conseil de surveillance de Volkswagen a approuvé un “Plan d’avenir 2030”. Le document prévoit 50 000 suppressions de postes supplémentaires, qui viendront s’ajouter aux précédents plans de licenciement. Au total, 100 000 emplois sont concernés, soit un salarié sur six. L’entreprise fait également état d’une surcapacité de production estimée à 500 000 véhicules à l’échelle européenne, et quatre usines allemandes restent menacées de fermeture. L’objectif de ces mesures : atteindre une marge opérationnelle de 9 % [d’ici à 2030]. La méthode est brutale. En partie.
Car il faut bien admettre que Volkswagen s’est laissé distancer par ses concurrents chinois, aux modèles électriques bien moins chers, pour une qualité désormais au moins équivalente. Il est temps pour le groupe de faire sa mue – et de mettre les bouchées doubles. Car l’enjeu n’est pas seulement de grappiller quelques points de rendement supplémentaire. C’est une question de vie ou de mort. Le “Plan d’avenir 2030” rappelle étrangement l’“Agenda 2010” mis en place par le gouvernement du social-démocrate Gerhard Schröder [entre 2003 et 2005, pour libéraliser le marché du travail] – et pas uniquement à cause de son nom.
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