"C'est mieux que ce qu'on espérait": le ministre des Comptes publics David Amiel se satisfait que "deux tiers" des entreprises sont prêtes pour la facturation électronique
Invité de TF1 ce mardi, David Amiel a partagé les derniers chiffres sur la facturation électronique, qui doit entre en vigueur ce 1er septembre. Le ministre des Comptes publics a annoncé que deux tiers des entreprises françaises y étaient déjà préparées. La facturation électronique entre en vigueur ce mardi 1er septembre et devrait bouleverser l'économie française. Les entreprises sont désormais dans l'obligation d'être capable de recevoir des factures sur une plateforme agrée . Et devront, d'ici un an, toutes pouvoir émettre leurs propres factures.
Problème, la majorité des entreprises ne s'étaient pas préparée à cette réforme , pourtant prévue de longue date. Le 25 août, seuls 58% d'entre elles avaient déjà choisi leurs plateformes. Un chiffre en progression de plusieurs points chaque semaine, qui a atteint les deux tiers ce mardi, selon David Amiel.
Introduite par Bruxelles depuis le 1er janvier 2026, la facturation électronique est effectivement adoptée par toutes les entreprises belges désormais. Le 31 décembre, seules 50% d'entre elles avaient pourtant adopté une solution adaptée, un retard finalement comblé en deux mois.
Pour ne pas pénaliser les entreprises en retard, dont une partie a fermé ces dernières semaines pour les vacances, David Amiel avait annoncé qu'aucune sanction ne serait prise contre elle avant 2027. Le ministre espère une régularisation globale d'ici le début d'année prochaine , pour une réforme qu'il voit comme "une très grande modernisation de notre économie".
Elle devrait également permettre à l'État d'engranger des recettes bienvenues en cette période de stagnation. En traquant les factures des petites entreprises, le gouvernement espère récupérer deux à trois millions d'euros qui échappaient jusqu'ici à la TVA.
Un apport forcément bien accueilli, à quelques semaines du début des débats sur le budget 2027 . S'il a rappelé que l'échec de négociations parlementaires serait "une catastrophe", chiffrée à "15 milliards d'euros, plus que le budget du ministère de la Justice", selon l'inspection générale des finances, il n'a pas précisé d'ajustements concrets.
Il a simplement rappelé qu'il "faudra aller en dessous de 5,1% de déficit", l'objectif fixé par le budget 2026. Pour cela, il prévoit des "économies justes, discutées avec les partenaires sociaux", sans les détailler pour autant.
Le seul point qu'il a commenté a concerné l'augmentation des arrêts-maladie, qui "coûte très cher à la Sécurité sociale" et sur laquelle il estime que le gouvernement "doit mieux faire". Les députés ont notamment voté une loi pour plafonner la durée des longs arrêts de travail , qui devront être renouvelés tous les 62 jours.
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