Avec Muse, Meta est en train de réussir sa remontada face à OpenAI et Anthropic
Avec Muse, Meta est en train de redevenir un nom qui compte dans la course à l’IA. Selon Apptopia, l’application a été plus téléchargée lors de ses 12 premiers jours que ChatGPT sur la même période, au point de prendre la première place de l’App Store américain, le seul marché où Muse est disponible. Sur les réseaux sociaux, les retours sont dithyrambiques : une grande partie de la sphère IA fait l’éloge de Muse qui aurait pris de l’avance sur les fonctionnalités agentiques de Claude et ChatGPT/Codex. Le groupe vient même de lancer un petit objet pour accéder à son Muse sans sortir son téléphone .
Le seul problème est que Muse n’est disponible qu’aux États-Unis. Meta promet d’autres pays « bientôt », mais un lancement en Europe semble compromis à court terme.
Muse est un agent IA personnel. Contrairement à un chatbot comme ChatGPT, il ne s’agit pas d’un système où l’utilisateur pose des questions et attend une réponse, l’outil est proactif. Chaque utilisateur dispose d’une machine virtuelle dans le cloud de Meta, baptisée Muse Secure VM , avec son propre navigateur. Muse s’en sert pour ouvrir des sites, remplir des formulaires ou envoyer des messages. Muse continue de travailler quand vous fermez l’application.
Muse peut répondre à des questions comme n’importe quel LLM, mais est pensé pour les tâches répétitives et chronophages du quotidien. Voici quelques exemples qui rendent l’IA agentique intéressante :
Pour les actions sensibles, comme un paiement ou l’envoi d’un mail, Muse demande votre validation. Meta promet aussi un historique complet de tout ce que l’agent a fait.
Sur le papier, Muse simplifie ce que les autres font déjà. Avec Claude Cowork ou les agents de ChatGPT (ChatGPT Work ou Codex), il est déjà possible de déléguer ce type de tâches. Mais il faut souvent tout construire soi-même : connecter ses services, écrire ses consignes, laisser tourner son propre ordinateur… Muse n’invente rien techniquement, mais le fait d’offrir une machine virtuelle dans le cloud permet de rendre le service accessible à tous. Google, avec Gemini Spark , a techniquement la même idée mais en plus simple.
Du côté d’OpenClaw, on se rapproche encore plus de Muse (notamment dans la structure avec un soul.md en plus d’un memory.md). Mais OpenClaw tourne sur un ordinateur en local en sollicitant des modèles dans le cloud. Muse, lui, peut tourner à 100 % dans le cloud.
Un des paris de Meta est de donner à chaque Muse une personnalité. Chaque agent a son propre avatar, un petit personnage animé que l’on peut personnaliser. Lors de Meta Connect 2026, Meta a annoncé qu’on pourra bientôt discuter en vidéo avec son avatar. Un choix assez enfantin, mais qui rend l’IA plus personnelle et vise le grand public. C’est aussi l’idée derrière le Muse Charm, le « Tamagotchi » présenté par Meta .
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