Un délai "extrêmement court": comment la visite du pape Léon XIV en France s'est-elle organisée en seulement quatre mois?
J-1 avant le début de la visite du pape en France. À l'approche de l'arrivée de Léon XIV dans l'Hexagone, pour 4 jours, le pays continue de se préparer pour l'événement, alors que le Souverain pontife se rendra à Paris, Lourdes et Metz.
Plusieurs temps forts sont à prévoir lors de ce déplacement historique avec notamment l'organisation d'une messe en plein air qui se tiendra samedi place de la Concorde. Près de 600.000 participants sont attendus.
Derrière ce déplacement du pape en France, se cache notamment un homme: le cardinal Jean-Marc Aveline . C'est sous son impulsion que la visite du pape a pu être organisée, alors qu'il avait déjà convaincu son prédécesseur, le pape François, de se rendre à Marseille.
L'archevêque de Marseille a déjà côtoyé le Saint-Père avant son élection à la tête de l'Église catholique, notamment lors du dernier conclave mais aussi lorsque celui qui se faisait appeler alors Robert Francis Prevost était préfet du dicastère pour les évêques. À la veille de l'arrivée de Léon XIV en France, Monseigneur Jean-Marc Aveline, cardinal et président de la conférence des évêques de France, a accordé une interview à BFMTV ce mercredi 24 septembre.
On se connaissait un petit peu puisque, pendant deux ans, il a été en quelque sorte mon patron, si je puis dire, puisque je suis membre du dicastère pour les évêques et lui, il en était le responsable et donc j'avais appris à le connaître.
Après, j'avais vu tout le bien qu'avait fait à Marseille la visite du pape François. François était venu parce que c’étaient les rencontres méditerranéennes, c'était un événement que j'avais organisé à Marseille et pour lequel il était venu. Mais j'ai vu que, venu pour un événement, ça avait fait un bien fou à tout le diocèse, évidemment.
Et je me suis dit que ça serait bien qu'on essaie de faire la même chose pour toute la France. Donc j'en ai parlé très vite au pape Léon, qui n'a pas été difficile à convaincre parce qu'il a des attaches dans notre pays, ne serait-ce que par ses origines (la grand-mère du pape est née au Havre en 1894, NDLR) et puis aussi parce que la France intéresse, intéresse beaucoup aujourd'hui.
Vu de l'étranger, l'Église de France a traversé, comme d'autres y sont confrontés aujourd'hui, des vagues de sécularisation, l'option politique pour la laïcité, avec ses avantages et ses difficultés aussi, et puis en même temps, elle tient. Elle tient, et même on observe d'une certaine façon un certain renouveau. C'est ça qui l'attire aussi et pour nous, c'est important de l'écouter à ce sujet.
Oui, c'est-à-dire que quand j'ai commencé à demander, puisque le pape était d'accord sur le principe, il fallait trouver une date. On m'a dit, non, 2026, il n'y a plus rien, il faut faire 2027. Mais 2027, nous, on a les élections présidentielles, donc on ne peut pas. Et puis après les élections, on verra bien, on ne sait pas.
Donc ça fait 2028. Mais 2028, c'est loin. Et puis pendant ce temps-là, je voyais que son agenda se remplissait, se remplissait, se remplissait. Et donc je suis allé voir celui qui tient l'agenda pour lui demander s'il y avait une solution.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.bfmtv.com — le contenu appartient à BFMTV.