Ce procès qui divise l'Amérique: Lindsay Clancy a tué ses trois enfants, la faute à une psychose post-partum?
Depuis le 28 juillet, les États-Unis suivent de près le procès de Lindsay Clancy, 36 ans, jugée pour le meurtre de ses trois enfants, âgés de cinq ans, trois ans et huit mois, en 2023. La mère, qui plaide non coupable, explique avoir agi alors qu'elle souffrait d'une psychose post-partum. Elle s'est attiré la sympathie de personnes voyant dans son histoire le résultat de décennies de négligence de la santé mentale des jeunes mères. Une jeune mère jugée pour le meurtre de ses trois enfants élevée au rang de symbole. Les États-Unis se passionnent pour le procès de Lindsay Clancy dans le Massachusetts qui s'est ouvert le 28 juillet dernier et touche à sa fin.
Fin janvier 2023, cette ancienne infirmière est retrouvée par son mari, Patrick, à demi-consciente, après s'être jetée de la fenêtre du deuxième étage de sa maison. À l’intérieur du domicile, dans la cave, il découvre leurs trois enfants, Cora, cinq ans, Dawson, trois ans et Callan, huit mois, inconscients. L'aînée et le cadet sont déclarés morts, le petit dernier s'éteint à l'hôpital après trois jours sous assistance respiratoire. L'autopsie révélera qu'ils ont été étranglés.
Lindsay Clancy, paralysée des membres inférieurs après sa tentative de suicide manquée, a été incarcérée dans l'attente de ce procès. Elle a admis avoir commis ces meurtres mais considère qu'elle n'est pas responsable à cause des problèmes mentaux dont elle souffrait.
Son avocat, Kevin Reddington, a expliqué aux jurés que sa cliente était atteinte, au moment des meurtres, d'une psychose post-partum et qu'elle pouvait être sujette à des épisodes successifs de folie, de dépression ou d'hallucination. Dès lors, la défense considère que les affreux étranglements subis par ses enfants ont été commis dans un moment où Lindsey Clancy ne savait pas ce qu'elle faisait, et qu'elle n'est pas responsable.
Les pays sont différents, mais à titre indicatif, en 2023, une enquête de Santé publique France montrait que des milliers de femmes présentent "des symptômes de dépression du post-partum à deux mois post-partum", une femme sur six. La psychose post-partum évoquée dans le cas de Lindsey Clancy est plus rare.
Méconnue, sous-diagnostiquée... Une femme sur 6 touchée par la dépression post-partum 20:08 Selon l 'Assurance maladie française, la psychose post-partum, également appelée psychose puerpérale, survient le plus souvent dans la semaine qui suit la naissance de l'enfant. Sa prévalence est de 1 à 2 femmes parturientes sur 1.000. Elles sont donc très rares et parfois mal diagnostiquées.
La patiente peut présenter des signes de confusion mentale, des délires, de l'anxiété, de grandes fluctuations d'humeur, un risque suicidaire ou d'infanticide. "Il s'agit d'une urgence psychiatrique", avertit le service public. Une prise en charge en psychiatrie est prescrite et des traitements médicamenteux (antipsychotique, antidépresseur, thymorégulateur selon la forme clinique) sont prodigués.
Lindsay Clancy avait souffert de dépressions post-partum après l'accouchement de ses deux premiers enfants.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.bfmtv.com — le contenu appartient à BFMTV.