Primaire de la gauche : la justice rejette la demande de réintégration du député Philippe Brun au Parti socialiste
Ce mercredi 23 septembre 2026, la justice a décidé de maintenir l’exclusion du Parti socialiste du député de l’Eure Philippe Brun. Accusé de « harcèlement » et de « violences physiques », il avait été suspendu du PS le 16 septembre, peu après avoir réuni les « parrainages requis pour concourir » à la primaire à gauche.
L’élu de 34 ans avait contesté les faits, « vagues et non étayés » . « Une ancienne collaboratrice que j’ai licenciée pour faute grave aurait saisi hier à 23 h 50 la direction du parti de faits “pouvant être qualifiés pénalement”. Je ne connais pas ces faits. J’ignore ce qui m’est reproché. Je n’ai pas été entendu par les commissions du parti. Je constate que sur la foi d’un signalement envoyé hier à 23 h 50 on empêche un parlementaire ayant réuni tous ses parrainages d’être candidat » , avait-il écrit après sa suspension à titre conservatoire.
De son côté, le PS avait déclaré ne pas transiger « ni sur la défense des droits des femmes, ni sur l’exemplarité qui doit être la sienne » .
D’après RTL , la personne qui accuse Philippe Brun aurait saisi en juillet la Commission de lutte contre le harcèlement et les discriminations (HADIV), organe indépendant du parti. Elle aurait également saisi la Commission nationale des conflits (CNC).
De son côté, Le Canard enchaîné indique que la collaboratrice en question aurait contacté la cellule harcèlement de l’Assemblée nationale dès le 1 er avril. Après l’annonce de la candidature de Philippe Brun à la primaire, la cellule aurait écrit à plusieurs responsables du parti, dont Olivier Faure. Le journal indique également qu’une requête devant les prud’hommes serait en cours.
Surtout, Le Canard enchaîné révèle que ce serait le cabinet d’Olivier Faure qui aurait contacté Johanna Roland, présidente du parti par intérim, à 23 h 50 le 15 septembre pour alerter sur la situation. Une version qui contredit celle avancée par le PS à Philippe Brun. Selon lui, le parti aurait indiqué que l’appel reçu à 23 h 50 était celui de la collaboratrice en question. « On a menti au bureau national » , fustige-t-il sur X.
Sa suspension l’avait amené à porter plainte pour « dénonciation calomnieuse ».
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