À Toulouse, les communistes se préparent à la candidature de Fabien Roussel pour la présidentielle
Un millier d’adhérents et élus du Parti communiste sont attendus à Toulouse, sur trois jours, jusqu’à dimanche. Objectif : mobiliser et former les troupes pour la campagne présidentielle. Fabien Roussel, dont la candidature sera officialisée après un vote interne des 37 000 adhérents du PCF prévu le 6 septembre, prendra la parole ce samedi.
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Les militants présents à Toulouse sont convaincus que leur secrétaire national aura largement l’aval de ses camarades pour se lancer. La date de son premier meeting de campagne est déjà connue, ce sera le samedi 12 septembre, lors de la Fête de l’Humanité. Et l’appel des Écologistes, qui rêvent encore de voir l’ensemble des gauches faire candidature commune en 2027 , ne changera rien à l’affaire.
« Nous rencontrerons Les Écologistes, il n’y a pas de souci pour échanger avec eux, mais q uand la gauche toute mouillée pèse un peu moins de 25 % des voix, l’enjeu n’est pas d’unir l’ensemble des formations de gauche mais bien d’élargir son socle électoral », estime Léon Deffontaines, porte-parole du PCF nommé responsable communication du parti ce vendredi matin à Toulouse. Comment ? « En allant chercher les électeurs qui lui ont tourné le dos, les abstentionnistes, celles et ceux qui ont basculé au Rassemblement National, répond l’ancien candidat communiste aux européennes de 2024. Et nous ne croyons pas que l’union soit le préalable pour y arriver. »
La ligne du parti, qui prône « le communisme de conquête » depuis son congrès de Lille, en juillet, consiste à avoir son candidat pour faire vivre ses idées propres lors des débats à venir. Même si ses chances de l’emporter sont nulles. « La gauche a besoin de se réinventer autour de ses fondamentaux, il faut un projet politique qui mette le travail, la République, la paix, la planification environnementale au centre de son combat », dit Léon Deffontaines… avant de retourner la proposition des Écologistes : « J’invite tous les responsables politiques qui veulent créer un nouvel espace qui ne soit ni le social-libéralisme incarné par Raphaël Glucksmann et François Hollande, ni le populisme porté par Jean-Luc Mélenchon, à nous rejoindre pour donner de la force à la candidature de Fabien Roussel ».
Les Insoumis, qui ne cessent de reprocher à Fabien Roussel d’avoir pris les voix qui auraient permis à Jean-Luc Mélenchon d’accéder au second tour de la présidentielle de 2022, apprécieront. « Taper sur les autres candidats de gauche est le jeu favori des Insoumis, balaye Léon Deffontaines. Au-delà de la brutalisation de la vie politique, nous avons des divergences énormes avec LFI, notamment sur la lutte contre le réchauffement climatique. Il faut les assumer. Le projet que nous portons est le plus à même de convaincre des électrices et des électeurs qui ne votent plus à gauche parce qu’ils pensent qu’elle se cantonne à Jean-Luc Mélenchon. On a besoin de faire émerger d’autres candidats. »
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