Quand des milliardaires jouent la carte d’une certaine «décolonisation» des arts
L’essor de fondations et autres lieux privés d’art contemporain, de Cartier à la Bourse de commerce de François Pinault, a permis d’exposer de manière plus systématique en France des artistes racisés, encore trop peu représentés dans des musées publics. Mais ce ne sont souvent que des artistes déjà validés par le marché.
C’ était C’était à l’ouverture, pour la première exposition de la Bourse de commerce, le lieu récupéré par le milliardaire François Pinault pour sa collection d’art à Paris. On y avait vu, en ce mois de mai 2021, une trentaine d’œuvres de David Hammons, artiste africain-américain majeur, figure discrète du Black Arts Movement aux États-Unis et très peu montré en France jusqu’alors. Il n’existe qu’ une seule œuvre de Hammons dans les principales collections publiques françaises, au musée d’Arts de Nantes (Loire-Atlantique).
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