La Loire à contre-courant : le sanctuaire de Béhuard, un phare à fleur du fleuve
Le soleil descend doucement sur la pointe sud de l’île de Béhuard.
À l’horizon, une sterne rase la Loire tandis qu’une toue cabanée, embarcation traditionnelle ligérienne, glisse sans bruit sur le fleuve.
C’est ici qu’Édouard Cortès nous a donné rendez-vous en fin d’après-midi, un jour de mai.
L’écrivain voyageur désigne une langue de sable qui plonge délicatement dans le fleuve. « J’ai bivouaqué ici, près des roselières.
J’aime beaucoup cet endroit.
On a vraiment l’impression d’être au bout d’une terre.
Un petit Finistère : du sauvage, du silence et de la solitude.
Ici, la beauté des choses qui finissent m’ouvre aux choses qui ne finissent pas. » À l’automne 2021, il a passé cinq semaines à creuser un tronc de chêne pour fabriquer sa pirogue, afin de descendre la Loire, de Sully-sur-Loire jusqu’à Nantes (voir « Pour aller plus loin »).
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