Sa quête le mène au Gabon puis à Gérald Darmanin… : le combat de Dominique pour retrouver son fils retenu par sa mère
Je pourrais écrire un roman avec mon histoire. Il n’y a aucune ironie dans la voix de Dominique Debroise. Encore moins de la fierté. Simplement le constat d’un homme qui a déjà traversé mille épreuves pour tenter de retrouver son fils Jonas. Alors qu’elle aurait dû lui remettre leur enfant, le 19 août 2025, à la gare d’Angers Saint-Laud, à l’issue de sa période de droits de visite et d’hébergement, son ex-conjointe gabonaise a emmené l’enfant dans son pays d’origine. Le petit garçon va bientôt souffler sa sixième bougie en Afrique. À 5 000 kilomètres du domicile de son père où sa résidence principale a été fixée par le juge aux affaires familiales depuis 2022.
Après avoir médiatisé cette affaire dans nos colonnes il y a un an , le sexagénaire habitant à Châteauneuf-sur-Sarthe, commune déléguée des Hauts-d’Anjou, s’est lancé dans une procédure aussi éprouvante que coûteuse. Pour faire valoir ses droits, il a tapé à toutes les portes. Jusqu’au sommet de l’État. Dans un courrier transmis le 19 novembre 2025, le ministère de la Justice n’y va pas par quatre chemins. Vous pouvez saisir vous-même le tribunal de Libreville de votre demande de retour , lui indique-t-il.
Car la situation au Gabon est particulière. Si ce pays d’Afrique centrale a bien adhéré à la convention de La Haye de 1980 sur les aspects civils de l’enlèvement international d’enfants, aucune autorité centrale n’a été mise en place. Aucun dossier ne peut donc être envoyé au Gabon, sauf à s’adresser directement aux autorités judiciaires et administratives de ce petit pays peuplé de 2,3 millions d’habitants.
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