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« Les Ensorceleuses 2 » : même Nicole Kidman et Sandra Bullock ne peuvent pas sauver ce film dépourvu de magie

Le HuffPost ·
« Les Ensorceleuses 2 » : même Nicole Kidman et Sandra Bullock ne peuvent pas sauver ce film dépourvu de magie

Dans la petite famille des films de sorcières cultes, il y a Hocus Pocus , The Craft , Suspiria , mais aussi Les Ensorceleuses . Le long-métrage avec Nicole Kidman et Sandra Bullock sorti en 1998 a droit à une suite en salles depuis le 9 septembre. Un film long et sans saveur qui nous a surtout donné envie de boire une « midnight margarita » en oubliant ce qu’on venait de voir.

Adapté du roman d’Alice Hofman Le Grimoire des Ensorceleuses, le scénario des Ensorceleuses 2 est (très) simple. On retrouve Gillian et Sally Owens âgées d’une cinquantaine d’années. La première, toujours aussi excentrique, papillonne d’homme en homme en utilisant sa magie à volonté. La seconde, mère de deux jeunes femmes, a renoncé à utiliser ses pouvoirs depuis la mort de son mari. Et a décidé par la même occasion de ne pas dire à ses filles qu’elles sont des sorcières et maudites. Lorsque le petit ami de l’une d’entre elles, Kylie (Joey King), est victime d’un accident et qu’elle découvre le pot aux roses, elle décide de tout tenter pour briser cette malédiction centenaire. Sa mère et sa tante partent à sa poursuite, aidées par un mystérieux sorcier couvert de tatouages.

Si, pour vous aussi, le film de 1997 est un doudou que vous vous repassez ou presque à chaque Halloween, sachez que vous y retrouverez quelques éléments « réconfortants » et notamment la magnifique demeure en bois blanc et sa serre luxuriante. Hormis ce décor de carte postale, le film repose, cette fois-ci encore, sur la complicité palpable (et un peu agaçante) entre Nicole Kidman et Sandra Bullock. Oui, on a retrouvé avec plaisir (au début) la douce folie de Gillian et l’humour très sarcastique de Sally. Oui, on a souri en entendant la chanson Coconut d’Harry Nilsson. Mais ça s’arrête là, car au-delà, la magie n’opère pas.

Les personnages de Kylie et Antonia, les deux jeunes sorcières, n’ont pas assez de temps d’écran, voire presque pas pour le personnage effacé de Maisie Williams. Impossible pour elles de mettre en place une sororité touchante ni de tisser un vrai lien, et encore moins avec les spectateurs. Côté charisme des personnages secondaires, même Lee Pace, le fantastique empereur Cléon de Fondation , manque clairement de substance. Niveau sortilèges et autres enchantements, c’est aussi un peu léger, trop facile.

Difficile de ne pas évoquer également certains choix de réalisation de Susanne Bier qui appartiennent à une autre époque et ne sont pas sans rappeler de vieux épisodes de Charmed. Bref, tout ce qui relève sans doute de l’ordre de la tentative de reproduire ce qui était kitsch et charmant dans le premier film tombe à l’eau.

S’il faut trouver un intérêt aux Ensorceleuses 2 , c’est celui de nous rappeler, si c’était encore nécessaire, qu’il est vraiment temps d’arrêter de toucher aux films cultes 10, 20, 30 ans après. Peut-être qu’il existe une formule magique pour réussir parfaitement une « suite de », mais Hollywood ne l’a pas encore mise au point.

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