Moins de hiérarchie et plus d'agents, mais pas assez d'informations claires : les syndicats de France Travail attaquent la direction en justice face au plan de réorganisation
Selon un rapport commandé par le CSE, les projets de réorganisation sont peu lisibles et pourraient bouleverser le fonctionnement de France Travail. Les organisations syndicales de France Travail ont assigné la direction en justice pour obtenir des informations sur la réorganisation prévue de l'opérateur, a-t-on appris mercredi auprès de syndicats qui redoutent à terme des réductions d'effectifs.
L'ensemble des élus au Conseil économique et social central (CSEC) de France Travail assigne la direction de France Travail devant le tribunal judiciaire de Paris afin d'obtenir certaines informations sur cette réorganisation, demandées par un cabinet chargé d'une expertise à ce sujet et non fournies à ce stade.
Ce projet de réorganisation, présenté en juin au CSEC, doit notamment réduire le nombre de strates hiérarchiques et redéployer des effectifs des fonctions support, qui seront plus centralisées, vers des fonctions opérationnelles.
Le CSEC de France Travail avait alors décidé de confier une expertise au cabinet Degest sur cette réorganisation. Le rapport de ce cabinet, rendu mi-août, liste les documents demandés mais manquants.
Il souligne que la réforme conduirait à une "transformation profonde de l'organisation" mais que le projet présenté au CSEC est "insuffisamment lisible".
"Les hypothèses de calcul, les méthodes d'évaluation des gains et les trajectoires de réduction des effectifs restent encore largement à préciser", peut-on notamment y lire, tandis que "l'analyse des impacts sur la santé et les conditions de travail (des agents) apparaît encore incomplète".
Son collègue de FO, Sébastien Socias, déplore un "déficit d'informations assez conséquent" sur cette réforme. Tous deux rappellent la suppression de plus de 500 équivalents temps plein chez France Travail dans le budget 2026 et craignent pour 2027 un nouveau désengagement de l'État.
France Travail revendique 54.000 agents et près de 900 agences dans toute la France. La direction de l'opérateur a assuré, dans une réponse communiquée dans la soirée, que "ce projet de réorganisation a été conduit dans le strict respect des procédures d'information et de consultation prévues par le dialogue social".
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.bfmtv.com — le contenu appartient à BFMTV.